| Accueil |
| Parti Communiste du Togo |
| Journal |
| M.D.R. |
| M.C.I. |


Exercice militaire Nangbéto 97 par la France ou le test grandeur nature du prochain génocide en Afrique subsaharienne par la France, l'ennemi n°1 de notre Peuple

Parti Communiste du Togo (PCT) 05/04/1997

Il ne fait plus de doute pour personne que si l'affreux couple France-Eyadéma est actuellement l'ennemi principal de notre Peuple, c'est l'impérialisme français qui chapeaute la terreur blanche massive fascisante, la politique dictatoriale visant à terroriser physiquement et psychologiquement la population togolaise entière.

- Le maître d'oeuvre de l'ordre néo-colonial, des monstruosités, des forfaits et forfaitures contre notre Peuple et notre pays: c'est la France.

- Celui qui se délecte du sang des masses de notre pays au nom des intérêts et privilèges au Togo et dans la sous-région (tout le monde se souvient de ces Blancs conduisant les hélicoptères d'où on tirait sur les masses insurgées en octobre-novembre 90), c'est la France.

- Le principal commanditaire des horreurs poignantes, des crimes de tous genres: économiques, financières, physiques, humains, culturels, c'est la France.

- Celui, principalement, qui pille les richesses (phosphates, coton, cacao, café, faune, tourisme, la sueur de notre peuple travailleur etc.), le patrimoine national de notre pays, c'est la France.

Celui qui fait et défait les pouvoirs et gouvernements (a défait l'autocratie de Sylvanus Olympio, fait et défait le pouvoir bicéphale Grunitzky-Méatchi, fait, soutient et protège activement, fermement l'autocratie barbare sanguinaire, criminelle France-Eyadéma présentement) contre notre Peuple et notre pays, c'est la France.

- Celui qui, pour empêcher le Togo de frapper sa propre monnaie hors de la Zone Franc (zone CFA) afin de se débarrasser de cet encombrant corset, n'a pas hésité un instant à tuer Sylvanus Olympio, par un de ses barbouzes-tueurs, Mr Georges Maîtrier, c'est la France.

- Celui qui, par son ambassadeur au Togo, détourna de son objectif le mouvement putschiste du 21 novembre 1966, pour éviter la chute du gouvernement bicéphale Grunitzky-Méatchi, c'est la France.

- Celui, à volonté, effrontément, débarque ses troupes, en toute violation de notre souveraineté nationale, pour soutenir, protéger le valet local Eyadema contre d'autres, c'est la France.

- Celui qui a ameuté ses valets et agents locaux, ces FAP et inventé ce fameux Kit de CNFV pour les dresser en une digue en face du Peuple Insurgé, c'est la France.

- Celui qui, contre la volonté populaire ouvertement, publiquement exprimée et agréée par le monde entier, soutient activement et fermement ce régime criminel, sanguinaire apatride France-Eyadéma parce que régime «fort» plus servile, entièrement voué à la défense des intérêts de la France, c'est la France.

- Celui qui s'apprête à faire, une fois encore, usage de sa capacité à tuer afin d'empêcher (cette fois dans notre pays) l'effondrement d'un pouvoir vomi par son Peuple, mais à lui tout acquis, c'est la France impérialiste.

- C'est la France impérialiste qui tente fébrilement actuellement de créer, d'officialiser une nouvelle forme de sa force armée en Afrique, «la force africaine d'intervention d'interposition, de règlement des conflits en Afrique» (après son ANAD) destinée à intervenir rapidement, promptement dans nos pays, dans tout coin du continent, contre les Peuples, pour protéger ses intérêts et positions et zones d'influence.

Il est facile de se figurer ce qui serait arrivé dans et à notre pas en absence de la France impérialiste. En tout cas, on n'aurait pas eu l'affreux France-Eyadéma et sa créature Eyadema. La France veut, par tous les moyens sauver le pouvoir France-Eyadéma dangereusement menacé par le Peuple insurgé. Elle craint aussi que ce feu allumé n'embrase toute la sous-région, tant la soif de la liberté, la volonté des Peuples africains de s'affranchir de l'impérialisme sont grandes. L'acharnement inconsidéré, le zèle infantile dont fait preuve cette France pour convaincre, en dépit de toute évidence contraire, de l'«incontournabilité» d'un criminel despote-tyran Eyadema, abhorré par la Peuple togolais et l'opinion mondiale, et de son régime autocratique fascisant, pousse cette France de plus en plus traquée par les luttes populaires sur le continent, à échafauder et militer activement pour cette «force d'interposition» devenue «force africaine militaro-humanitaire francophone appuyée logistiquement par la France» (cf: Le journal «Le Monde» du 05/02/97).

C'est pour avoir dorénavant sous la main le recours à ses mercenaires africains (valets locaux et armées néo-coloniales) pour faire la guerre par procuration, à sa place, et au matériel militaire acheminé d'urgence par des «Etats africains amis», en fait acheminé principalement depuis les bases françaises, dont celle de Niantougou (Nord-Togo), sur le continent pour endiguer les luttes et l'avancée des Peuples Insurgés en Afrique. Il va sans dire qu'aucun Peuple africain ne peut réellement s'émanciper en faisant l'économie de la lutte violente contre la domination, l'oppression, l'exploitation capitalistes impérialistes. C'est par la force du Peuple qui peut chasser l'impérialisme. Appréhendant avec angoisse et ceci suivant toujours de près son mentor, la France, Eyadema appelle véhément de tous ses vSux et s'active pour la création de cette fameuse «force africaine» qu'il appelle «le gendarme africain dont la peur doit dissuader» les Peuples africains de se soulever, se rebeller contre leurs exploiteurs et oppresseurs tels les France-Eyadéma.

L'affaire pourrait paraître saugrenue, burlesque s'il n'y avait pas en jeu le sort des Peuples et de nos pays, surtout si elle ne posait pas un problème de fond qui préoccupe présentement les valets africains jusqu'à l'anxiété. Ce, particulièrement depuis le MIP d'octobre-novembre 90 togolais. Pour former et préparer à l'envoi des armées néo-coloniales à sa dévotion comme corps expéditionnaires africains coiffés de casques bleus OUA ou/et ONU sur les théâtres d'opération ici et là, sous des prétextes humanitaires visant en réalité à sauver des Eyadema, des Mobutu, la France multiplie plus que jamais sur le continent des manSuvres militaires bilatérales comme multilatérales: armée française plus une à trois armées africaines. Faute de voir une large majorité de l'OUA adhérer à son idée de création de cette « force militaire africaine francophone& gendarme d'Afrique.», la France réactive son Conseil de l'ENTENTE, reformule et restructure son ANAD, pour pouvoir voler au secours notamment du moribond France-Eyadéma sérieusement aux abois et menacé par le Peuple insurgé toujours debout.

Ce n'est donc plus un secret pour personne que le pouvoir France-Eyadéma est tellement soumis à la France que tous les plans stratégiques et tactiques et autres projets de cette dernière, étant toujours supérieurs et s'imposant automatiquement au Togo, ont transformé celui-ci en une véritable appendice de la France en Afrique, en une des pièces maîtresses du dispositif français, en avant-garde de la politique française en Afrique sous la houlette du manitou français, Foccart-ELF, et Eyadema en la voix de son maître, la France, un Eyadema qui aide particulièrement la France à:

- déstabiliser notamment dans la sous-région certains pouvoirs pas assez dociles ou carrément acquis aux USA, au Japon et au Canada

- désorganiser les pays de ces dits pouvoirs

- et installer des gouvernements toujours plus aux ordres de la France impérialiste.

Et c'est en tant que telle que la France gère de façon quasi coloniale le Togo comme un de ses anciens comptoirs coloniaux. Une véritable honte ! On comprend alors que la chute du couple France-Eyadéma étant devenue inéluctable, la France ne ménage aucun effort pour tenter de l'enrayer. C'est, entre autres, pour cela qu'elle réactive le Conseil de l'ENTENTE et particulièrement l'ANAD (Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Niger, Mali, Mauritanie, Sénégal, Togo) à reformuler, réadapter. A cette nouvelle ANAD, elle tente d'inclure le Bénin. C'est dans cette recherche d'une parade à la mort, devenue inéluctable, imminente, que se situent les manoeuvres de NANGBETO 97.

Par leurs objectifs officiels, leur thème et surtout la zone d'exercice de NANGBETO 97 et même l'importance des forces humaines (5000 personnes), matérielles (400 véhicules, 4 bâtiments de guerre, dont 1 transport de chalands de débarquement (TCD), des TRANSVAL-C-160, une trentaine d'avions et d'hélicoptères LAMA, des mirages français, des Alpha-jet, des Maquis des armées de l'air togolaise et française) et financières engagées par chacun des pays africains, il ne fait aucun doute que l'objet central de ces récentes manoeuvres militaires françaises tant bilatérale (France-Côte d'Ivoire du 6 mars 97 «ELEPHANT 97») que quadrilatérale (France-Bénin-Togo-Burkina Faso du 19 au 23 mars 97, baptisée NANGBETO 97), c'est se préparer à sauver la mise à France-Eyadéma dangereusement menacé par le PI togolais. Voici ce que dit à propos de NANGBETO 97, «LA DEFENSE» (organe central d'information et de liaison du ministère de la Défense Nationale et des Forces Armées Béninoises » n° 002 de Janvier-Février 1997).

«D'abord pourquoi l'appellation de NANGBETO 97 ? C'est du nom de l'ouvrage hydroélectrique bénino-togolais sur le fleuve Mono. Et parce que cette manoeuvre est entrain de lever l'opacité des frontières entre le Togo et le Bénin. C'est un grand exemple de coopération en matière de sécurité sous-régionale».

«La manoeuvre NANGBETO 97 dont le thème se fonde sur un fléau actuel, à savoir la gestion d'un conflit armé, est une opération inter-armée de grande portée, à enjeux, à caractère sous régional. Elle vise avant tout à:

- simuler en grandeur nature la gestion d'un conflit armé;

- assurer l'entraînement des Etats-majors;

- tester les capacités des unités à manoeuvrer dans un cadre inter-armé;

- participer à la conception, à la mise sur pied et à la direction d'un groupement de forces interarmées multinationales;

- acquérir un savoir-faire dans le domaine de la conduite d'une opération multinationale de maintien de la paix;

- valider les procédures opérationnelles et l'interopérabilité avec les forces françaises et togolaises, notamment la capacité d'intégration des transmissions dans un système inter-allié;

- éluder les problèmes de défense et de sécurité auxquels les Etats béninois et togolais sont confrontés.

C'est un défi qu'auront à relever ensemble les forces armées du Bénin, du Burkina Faso, de la France et du Togo (auxquelles il faut ajouter de la Côte d'Ivoire et du Niger, c'est-à-dire l'ensemble des membres du Conseil de l'ENTENTE et de l'ANAD (plus le Bénin) si on leur ajoute le Sénégal de Diouf, lui aussi farouche partisan de ce «gendarme de l'Afrique»). «Quatre nations amies conjuguent leurs potentiels diplomatiques, militaires, humains et économiques, c'est du nouveau voire du jamais vu dans la vie des peuples et des armées d'Afrique.»

En effet, prenant à bras le corps, de façon très intéressée et empressée, la concrétisation de leur fameux «gendarme africain francophone.» «depuis le retour sur la scène politique du Général Mathieu Kérékou.(retour auquel l'affreux couple France-Eyadéma a plus que contribué activement (NDR)), la France et Eyadema se sont entièrement investis, plus que les autres, dans la réalisation de NANGBETO 97». Ainsi, alors que le Burkina Faso et le Bénin y investissent respectivement une compagnie, l'autre 5 compagnies + un escadron blindé et près de cent millions de francs CFA, la France y a engagé 2.000 hommes, mis en branle depuis sa base de Côte d'Ivoire, avec un appui logistique impressionnant, 3 Mirages, 1 Alpha-Jet, 2 Maquis, 4 bâtiments de guerre comprenant un TCD (transport de chalands de débarquement), avec le Chef d'Etat-major des Forces Armées Françaises, le Général Jean-Philippe Douin, qui s'est lui-même déplacé pour superviser ces exercices.

A cet appui matériel et financier, la France y a ajouté son soutien diplomatique, car le vent de Kabila au Zaïre souffle fortement sur le Togo et NANGBETO 97. Eyadema, quant à lui, non seulement y a mobilisé plus de 7 compagnies, une large partie de son bien gigantesque armada: 400 véhicules + des Transval E-160 x2, plus de 900 millions de francs (sûrement plus si l'on ajoute les frais de l'Animation et des bombances, des beuveries et autres jouissances). Tout l'Etat-major des FAT, l'ensemble du gouvernement et la police politique du RPT s'y sont impliqués avec les députés (l'Assemblée Nationale), le corps diplomatique, les préfets et sous-préfets, les maires, les chefs de service, les chefs traditionnels, les anciens combattants avec le Commandant Gado. Evidemment, le despote-tyran Eyadema lui-même a payé de sa personne, tant pour lui l'enjeu est vital.

Et si on ajoute le fait que l'essentiel de la zone d'exercice se situe sur le territoire togolais, gare à qui ferait l'économie de zèle! «Le découpage de la zone d'exercice a été établi fictivement pour s'adapter au mieux aux besoins et contraintes de la manSuvre. Aussi a-t-on créé fictivement deux Etats MARRON et VERT. Par convention de manoeuvre, la zone humanitaire sûre (Z-H-S) est simulée par le polygone ATAKPAME (Togo), PAOUIGNAN (Bénin), COVE (Bénin), KEVE (Togo). L'unique camp de réfugiés est implanté sur la frontière entre Tokoin (Togo) et Atlantan (Bénin). Et le thème de l'exercice NANGBETO 97 est ainsi libellé: « Suite à des troubles socio-politiques consécutifs aux élections générales organisées en pays MARRON, les affrontements dégénèrent et entraînent des mouvements de populations fuyant les combats. L'afflux massif de réfugiés sur la frontière avec le pays VERT pose de graves problèmes et risque de provoquer une extension aux pays frontaliers » (Sic).

Tant que l'abominable couple France-Eyadéma sera au pouvoir au Togo, ce sera toujours l'insécurité, l'instabilité, la non-paix pour toute la sous-région et les Peuples.

De tous les trois pays pour lesquels la France a organisé NANGBETO 97, seul le Togo a dans son programme prochain les élections présidentielles: en Août 1998. C'est clair et net que le fameux pays MARRON, c'est bien le Togo auquel la France tient beaucoup et où les FAT viennent d'être réorganisées, revigorées davantage sur-équipées par elle. Ces FAT ont besoin de tels exercices pour les rendre opérationnelles. En effet, partout, particulièrement en Afrique, c'est le feu de la révolte, de la rébellion et de l'insurrection populaire: de l'Afrique Australe à l'Afrique du Nord en passant par l'Afrique Centrale, de l'Afrique de l'Est à l'Afrique de l'Ouest des étincelles et des flammes s'allument de partout sur notre continent. Les masses bouillonnent et nous vivons une période fantastique; (même si les puissances ennemies des Peuples en allument elles-mêmes: Liberia, Sierra Leone, Congo, etc.).

L'impérialisme, particulièrement français, ne sait plus où donner de la tête. Il ne sait comment les éteindre. C'est l'affolement et le désarroi pour la France qui se veut le gendarme de l'Afrique. D'où l'horrible et ignoble génocide du Rwanda. Ainsi, depuis particulièrement plus de 7 ans, la France ne sait comment en finir avec le MIP au Togo. Elle a utilisé toutes les ficelles de domination impérialistes jusqu'à la tentative de recomposition du personnel politique à son service, la funeste CNS, mais en vain.

Le Peuple Insurgé reste toujours debout. Traquée, la France veut se créer une force de supplétifs locaux avec laquelle aller éteindre ces feux.

C'est dans ce double objectif que se situent ces manSuvres militaires NANGBETO 97 du 19 au 23 mars dernier. C'est ce que confirment les autorités béninoises et françaises qui déclarent ouvertement «la sécurité, la paix et la stabilité sociales dans nos pays, toutes choses indispensables pour assurer un développement durable.» «être en mesure d'assurer à tout instant la défense de nos pays respectifs et être capables d'intégrer facilement et à tout instant d'autres forces armées sous-régionales ou internationales conçues pour la résolution des conflits éventuels. Voilà le leitmotiv des exercices conjoints de NANGBETO 97», précise le Ministre de la Défense Nationale béninois. (Cf. LA DEFENSE N°002)

«S'inscrivant dans la perspective de sécurité et de stabilité régionale recherchée par la France, NANGBETO 97 traduit d'une part la volonté de la France de continuer à honorer ses engagements internationaux.» «L'importance et le caractère novateur de NANGBETO 97 en font un exercice majeur auquel a assisté le général d'armée Jean-Philippe Douin, Chef d'Etat-major des Armées françaises» renchérit l'ex-Ministre français de la Coopération, Mr Michel Roussain.

Comme on le voit, les objectifs de NANGBETO 97 sont un peu plus clairs, bien affichés. La France se prépare fébrilement à protéger le couple France-Eyadéma contre le Peuple insurgé. Il est établi, pour les uns comme pour les autres, que la guerre civile révolutionnaire (GCR) est devenue incontournable au Togo pour chasser Eyadema du pouvoir et la France du Togo. La France est aussi consciente qu'une fois que le MIP en stand by se remettra en marche, les FAT s'évanouiront, fuyant, pillant, volant sans combat comme on le voit présentement au Zaïre (tant la détermination, la rage de notre Peuple insurgé d'en finir avec l'abominable pouvoir France-Eyadéma sont fortes et rien ne peut l'en dissuader), ou elles vont se livrer, ici et là, à des massacres ignobles tribalistes avant de détaler pour échapper au châtiment du PI. Les véritables motivations de la France à travers ce NANGBETO 97 sont claires: surtout à propos de cette création de «couloirs humanitaires». Il va sans dire, pour la France et de plus en plus pour notre Peuple insurgé, que le sort de France-Eyadéma est scellé, sa défaite inévitable, le pouvoir France-Eyadéma fini. Alors, pour la France, se préparer et préparer à pouvoir envoyer, afin de sauver ce qu'elle pourra du régime France-Eyadéma (car c'est le seul moyen de protéger ses intérêts géopolitiques et économiques au Togo et dans la région) une force d'intervention dite humanitaire, quand la GCR prendra de l'ampleur et de la vigueur menaçant dangereusement d'exterminer le pouvoir France-Eyadéma. Alors la France, par NANGBETO 97, prépare une nouvelle «Opération Turquoise», cette fois-ci du Togo vers le Bénin, consistant à :

- sauver les rescapés des FAT plus quelques résidus des criminels du RPT voire des génocidaires de l'abominable couple France-Eyadéma, après leurs horribles forfaitures;

- protéger leur fuite vers le Bénin, et si possible vers le Burkina Faso, où ils seront regroupés, réorganisés, équipés, entraînés, encadrés et financés pour des actions de déstabilisation, de coups de main au Togo en vue d'y tenter de reprendre le pouvoir. Mais on voit où cette «Opération Turquoise» a conduit au Zaïre !

Cependant, si la France en est à nouveau réduite à cette ignominie, le Peuple togolais instruit par la douloureuse, pénible et abjecte expérience dont ont été victimes les Peuples frères rwandais et burundais, veillera à empêcher la France de réitérer un tel génocide dans notre pays.

Et dans ce noble combat, les Peuples béninois et burkinabé sont et ne peuvent être que du côté du Peuple togolais frère qui cherche à sortir du gouffre profond et ténébreux dans lequel l'abominable couple France-Eyadéma tente toujours de l'enfoncer davantage, ce, malgré lui. Ils ne permettront jamais que des criminels anti-Peuple voire des génocidaires soient parqués sur leurs territoires par la France, pour comploter à nouveau contre le Peuple et pays togolais voisins. Comme ils doivent s'opposer à ce que la France enrôle leurs fils dans son armée de supplétifs africains dite «force africaine militaro-humanitaire francophone appuyée logistiquement par la France» «d'intervention ou d'interposition» ou «force gendarme africaine francophone» pour aller massacrer des Peuples frères, s'opposer à la volonté de ces derniers.

Pour le peuple togolais ces manoeuvres et autres bruits de bottes ne sont que les dernières convulsions du couple France-Eyadéma mourant, le baroud d'honneur de la France impérialiste au Togo! Ces manoeuvres et autres bruits de bottes loin de l'intimider, voire de le dissuader de persévérer dans sa voie émancipatrice ne font que l'encourager dans sa farouche détermination à en finir avec l'abominable couple France-Eyadéma et de la domination impérialiste. NANGBETO ou pas, «Force africaine militaro-humanitaire francophone appuyée logistiquement par la France» d'intervention ou d'interposition ou pas, la victoire du Peuple insurgé est certaine. Eyadema doit quitter le pouvoir et la France le Togo

 


Accueil / Vos réactions sur ce site / Contact / Liens
Pourquoi nous sommes communiste / Petit guide du PCT / Congrès historique
"Révolution", organe central du PCT / Archives
Mouvement Communiste International / Mouvement Démocratique Révolutionnaire