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DE LA NECESSITE DE LA VIOLENCE REVOLUTIONNAIRE

Le Parti Communiste du Togo 01/02/1991

«Une classe opprimée qui ne s'efforcerait pas d'apprendre à manier les armes, d'avoir des armes, cette classe opprimée ne mériterait que d'être traitée en esclave. Car enfin, nous ne pouvons pas oublier à moins de devenir des pacifistes bourgeois ou des opportunistes que nous vivons dans une société de classes dont on ne peut sortir autrement que par la lutte de classes. Dans toute société de classes qu'elle soit fondée sur l'esclavage, sur le servage, ou comme aujourd'hui le salariat, la classe oppressive est armée. Non seulement l'armée permanente moderne, mais aussi la milice de nos jours-même dans les républiques bourgeoises les plus démocratiques comme la Suisse constituent l'armement de la bourgeoisie contre le prolétariat. C'est là une vérité si élémentaire qu'il n'est besoin de s'y arrêter spécialement. Il n'est que de rappeler l'usage de la troupe contre les grévistes dans tous les pays capitalistes.

L'armement de la bourgeoisie contre le prolétariat est un des faits essentiels les plus considérables et les plus importants de la société capitaliste moderne. Et devant ce fait, proposer aux social-démocrates révolutionnaires (lire les communistes bolcheviks) qu'ils formulent la «revendications du désarmement» ! (de non-armement, de non usage de la violence révolutionnaire), cela équivaut à répudier totalement le point de vue de la lutte de classe, à renier jusqu'à l'idée de révolution. Notre mot d'ordre doit être: armement du prolétariat afin de vaincre, d'exproprier et de désarmer la bourgeoisie. C'est la seule tactique possible pour la classe révolutionnaire, tactique qui découle de tout le développement objectif du militarisme, et qui est dictée par ce développement. C'est seulement après avoir désarmé la bourgeoisie que le prolétariat peut sans trahir sa mission historique universelle, jeter à la ferraille toutes les armes en général; et le prolétariat ne manquera pas de le faire, alors seulement et pas avant» .

Ecrit en automne 1916, cet extrait de l'article de Lénine sur le «Programme militaire de la révolution prolétarienne», reste encore juste et plus que d'actualité plus de 75 ans après, et sied à merveille à la situation que vivent les travailleurs et le peuple togolais en particulier, africains en général à l'heure actuelle. Ce texte pose clairement la question essentielle, un des problèmes fondamentaux posés et à résoudre par ces derniers pour leur émancipation.

Si l'évocation de la guerre, de l'imminence de l'insurrection générale armée du peuple contre la bourgeoisie et l'impérialisme ne provoque chez des «pacifistes» de quelques «âmes sensibles», chez les réactionnaires, chez les petits-bourgeois larmoyants que l'horreur et l'épouvante, que l'aversion pour tout usage des armes, pour le sang, pour la mort, etc. nous devons dire avec Lénine: «La société capitaliste (néo-coloniale en ce qui concerne nos pays) a toujours été et demeure une horreur sans fin!» Et si depuis plus de 30 ans la haute-bourgeoisie bureaucratique et compradore apatride, avec l'impérialisme international son allié et maître, continue de livrer sous diverses formes une guerre sans merci aux travailleurs et au Peuple, la réaction de ces derniers ne serait nullement sombrer dans le désespoir; voire dans la fatalité. Non! Les jeunes Ekpemog, ont, depuis octobre-novembre 90, réussi à arracher à la barbarie bourgeoisie autocratique en place le monopole de l'usage de la violence. Depuis, ensemble avec le Peuple insurgé, ils opposent à la violence réactionnaire, aveugle, la violence révolutionnaire. Quoi de plus légitime en somme !

Depuis lors, ils ont balayé des décennies d'illusions, de rêveries pacifistes, endormantes! partis avec les mains vides, la poitrine nue, ils ont saisi les pierres (d'où leur nom d'Ekpemog), et apprennent dans les «Combats de rue», sur le tas, à se battre, à se tremper et à s'aguerrir progressivement. Déterminés à en découdre et à en finir avec l'abject ordre autocratique, barbare et sanguinaire, ils gardent leur conviction inébranlable, malgré les manoeuvres de sabotage et de liquidation des FAP et de l'impérialisme français, et s'affirment comme de véritables lutteurs, des combattants de la démocratie, des modèles pour beaucoup d'autres jeunes, les défenseurs des masses qui les portent dans leurs coeurs et se réclament d'eux.

 


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