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Les FAP sont conçus pour jouer le rôle de pion de limpérialisme, de saboteur et dévoyeur des luttes émancipatrices du Peuple Révolution n°125, 30 mai 1991 Les masses suivaient la voie révolutionnaire pour réaliser leur mot dordre, le seul mot dordre juste et approprié à la situation et susceptible douvrir la voie à un changement démocratique réel: démission immédiate et inconditionnelle du sanguinaire despote Eyadéma et de son gouvernement; constitution dun Comité de Salut Public. Alors que les dirigeants du FOD suivaient une orientation réformiste traîtresse «pour réaliser les mêmes revendications». Lessence de la trahison du FOD réside en ce que dès le début, ce Front de lOpposition Démocratique (FOD) a refusé de se constituer lui-même en «Comité de Salut Public» en tant quEtat-major de la révolution et de lorganisation de larmement du Peuple et de linsurrection. Il a refusé de se constituer en gouvernement révolutionnaire provisoire, proclamant la destitution dEyadéma et de son gouvernement et appelant les soldats et les officiers à rallier le Peuple insurgé et retourner le fusil et les canons contre leurs chefs Les dirigeants des associations, du barreau de Lomé, des syndicats ont constamment suivi la ligne contre-révolutionnaire de «fraternisation du Peuple avec larmée» dans son ensemble alors que la démocratisation exige nécessairement la désagrégation des rangs de larmée (en passant par la fraternisation avec les soldats, ce qui na pas le même sens que la fraternisation avec larmée dans son ensemble). Le FOD sest continuellement servi de la pression populaire, de «la Rue» pour chercher seulement à contraindre lautocrate Eyadéma aux concessions. Dabord pour lui faire accepter simplement de rencontrer les organisations démocratiques non pro-gouvernementales, comme «interlocuteurs valables». Puis, sous la pression irrésistible de la base refusant tout dialogue, il a continué à chercher une issue pacifiste et négociée, cest-à-dire boiteuse, avec Eyadéma. Lautocratie sanguinaire qui savait quil navait aucune garantie avec ces dirigeants qui ne contrôlent rien, même pas leur base, a préféré négocier les conditions de son sort avec ses maîtres impérialistes français Particulièrement. Cest le marchandage abject qua soutenu le FAR dirigé par les avocats libéraux, pro-impérialistes Agboyibo, Koffigoh, Dovi, rejoints un peu plus tard par tous les dirigeants de syndicats et des groupes et Partis réformistes et opportunistes à leur traîne pour former le FOD. Eyadéma a dit: «Je ne démissionnerai pas ! » Non seulement il ne va pas démissionner, mais les dirigeants du FAR /FOD ont signé un pacte de trahison, lui garantissant quil ne sera ni jugé, ni exécuté, ni même démis de son poste de chef dEtat. «Nous devons faire respecter et respecter tous les règles démocratiques dun Etat de droit » «Son départ créerait un vide politique» «Il est le seul à même de conduire la transition jusquà son terme». Puis : «Pas de chasse aux sorcières !» «Pas de tribunal dexception !» «Le jugement apPartient à Dieu !» «Nous devons éviter quà nouveau le sang dautres Togolais ne coule». Bref, les déclarations des uns et des autres sont on ne peut plus révélatrices à cet égard. Ce qui est possible, cest que sous la pression populaire qui nentend certainement pas laisser limpérialisme, ses valets, ses agents et appuis locaux : récupérer le mouvement populaire insurgé à dautres fins contraires, opposées à celles du Peuple et du pays; démobiliser et désarmer la rue en ébullition; entraîner cette dernière dans un perfide processus de compromis et de compromission avec le pouvoir pro-impérialiste sanguinaire ennemi, donnant le temps à ce dernier déteindre le brasier populaire ; les loups vêtus de peau dagneau, à savoir la fraction de la haute bourgeoisie et la couche supérieure de la petite bourgeoisie intellectuelle apatrides, qui jouent aux dirigeants du Peuple insurgé, seront complètement démasqués, dénoncés et combattus par ce dernier. Déjà leurs propos, attitudes et pratiques différents de ceux du Peuple insurgé les découvrent largement. Le Parti Communiste du Togo Lomé le 30 mai 1991
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