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Avec les Faux Amis du Peuple (FAP), c’est l’accentuation du servilisme et de l’aplatissement devant l’impérialisme.

Révolution N°125, 30 mai 1991

Tous ces Faux Amis du Peuple d’Edem Kodjo, Agboyibo, Gnininvi, Djobo, Ayeva, Ekon, en passant par Afantchao, Locoh, Occansey… et autres nanas-Benz et nanettes-Benz et certains juristes et intellectuels opportunistes Koffigoh, Dégli, Gally, Agbobli Joachim, Bonnin, Tavio, des appuis et pantins manipulables au gré des puissances étrangères, financières en Particulières. Chacun d’eux cherche à charmer le Peuple insurgé, la rue, se déclare son meilleur ami, son défenseur intrépide, son sauveur, bref «des représentants du Peuple»; en fait de «nouveaux» bouffeurs et pilleurs du pays qui comptent eux aussi faire fortune sur la misère du Peuple travailleur et du pays. Ils font partout des promesses démagogiques aux masses pour donner surtout des illusions aux jeunes; mais le Peuple insurgé apprend vite à connaître ces Faux-Amis, à les écarter de son chemin et à les dénoncer. Les jours passant, et au vu de leurs pratiques, les mots démocratie, liberté, Peuple, indépendance, souveraineté sonnent faux, platoniques dans la bouche de ces FAP qui ont été conçus, constitués pour l’exécution de la sale besogne anti-Peuple, anti-nationale, à laquelle ils sont assidûment attelés.

Cupides et voraces, ces Faux Amis Peuple poussent leur servilisme vis-à-vis des puissances impérialistes jusqu’au larbinisme qui fait perdre tout sentiment patriotique et de dignité. Il suffit de les voir fréquenter assidûment les chancelleries étrangères sur place, ramper devant notamment le gouverneur ambassadeur Delaye. De plus en plus, beaucoup de gens du Peuple clament leur indignation, leur dégoût face aux comportements avilissants de ces FAP: «même à genoux, on peut avoir, on peut garder un minimum de dignité! » Hélas, ces leaders de l’opposition sont tellement corrompus, souillés, corruptibles qu’ils sont prêts à toutes les lâchetés pour avoir quelques miettes, pour se faire pardonner, enterrer quelque malversation passée. Ils sont sans scrupules, assoiffés de gains faciles et ne tarissent pas d’idées lorsqu’il s’agit de profiter d’une situation. Ils étaient presque tous avec Eyadéma jusque récemment: ils bouffaient avec lui, pillaient le pays ensemble. Entre autres, quelle idée d’aller sabler du champagne avec l’abominable Eyadéma aux mains encore toute ruisselantes du sang tout chaud de ses nouvelles victimes de Bè, à Lomé II, au lendemain de l’horrible massacre nazi de la lagune de Bè !? («Une concession conseillée et dictée par M. l’Ambassadeur Delaye» pour les uns ou «des circonstances» pour les autres, ne suffit pas).

Que peut-on espérer, attendre de tels dirigeants de l’opposition, que Eyadéma tient en otages par d’immenses dossiers compromettants à leur encontre et qui restent les «obligés» de ce monstre qui les a faits ? Ils ont presque tous prospéré à l’ombre de cette autocratie abjecte qu’ils prétendent maintenant combattre. Le succès, et le plus criminel, de Eyadéma pour son règne contre l’avenir, le devenir de la Nation, c’est d’avoir corrompu jusqu’à la moelle l’élite togolaise, et ce jusqu’à une large frange de la jeunesse. Comment peut-on prendre au sérieux, faire entière confiance à des Gally, des Agboyibo et autres (pas tous heureusement) jeunes juristes présentement projetés au devant de la scène politique comme dirigeants de l’opposition «démocratique»? Comment peut-on admettre, accepter de gaieté de cœur comme dirigeants du Peuple insurgé contre l’ordre ancien, des gens comme Edem Kodzo, Ayeva Zarifou, Ekon Francis, Bonnin Audoche, et même Léopold Gnininvi ou Afantsao ? Ils ont beau être des adversaires, des rivaux d’Eyadéma, avec qui d’ailleurs ils ont déjà trouvé et trouveront souvent des compromis et ententes sur le dos du Peuple. Comment confier conséquemment le sort du Peuple insurgé et du pays pour un avenir radieux, à de tels dirigeants dont la morale reste la même que celle de l’autocratie apatride que nous combattons !

Comment peut-on gagner une guerre (car c’en est une) en étant dirigés, conduits par des traîtres, qui, en pleine bataille, vont trinquer joyeusement avec l’ennemi ou complotent régulièrement avec Monsieur l’ambassadeur Delaye contre leur propre camp? Voilà le principal drame pathétique actuel de l’historique du mouvement populaire, contraint de déjouer constamment les complots et de dénouer les intrigues ennemies dans sa marche en avant. Elevant régulièrement, dans la lutte, son niveau de conscience, il ne rate aucune occasion pour manifester son rejet des deux fractions de ses ennemis. Une chose est sûre et motivante, c’est que le Peuple togolais ne veut plus de l’autocratie matérialisée, incarnée par le criminel fasciste Eyadéma. Il réclame, exige la démission immédiate et inconditionnelle de ce dernier et de sa bande. Nos leaders de l’opposition eux prêchent au Peuple insurgé «le dialogue, le grand pardon, la réconciliation (avec son abominable bourreau enrayé décidé à conserver par tous les moyens le pouvoir), la non-exclusion de l’autre, la tolérance» pour éviter une guerre civile alors que le despote continue de le massacrer, de faire couler gratuitement son sang. Et sous la fermeté, la détermination dans leur exigence, les luttes populaires et toutes les pressions, ils reprennent platoniquement, démagogiquement et à d’autres fins le mot d’ordre du Peuple insurgé. Non, ces opposants ne peuvent diriger conséquemment le Peuple insurgé vers sa victoire ! Ce n’est point là leur place ni leur rôle.

Le Parti Communiste du Togo
Lomé, le 30 mai 1991


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