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L’«AUGUSTE» CONFERENCE DE GNININVI-KOFFIGOH-MGR KPODZRO A «SOUVERAINEMENT» DEMANDE «PARDON» A L’ABOMINABLE DESPOTE EYADEMA !

La Conférence dite Nationale dite Souveraine, réunie depuis le 8 juillet dernier, s’achève actuellement comme nous l’avons prévue: dans la déconfiture, et pire, dans l’abjection. En effet, le Parti Communiste du Togo (PCT) avait depuis longtemps dénoncé une telle assise (qui n’a d’ailleurs jamais figuré parmi les revendications et les exigences du Peuple, de la «Rue»), comme une manœuvre sordide, un obstacle dressé par l’impérialisme, principalement français par les ennemis et les faux amis du Peuple, sur le chemin de la lutte émancipatrice de ce dernier ; une arme destinée à empêcher cette lutte de se développer, de se poursuivre jusqu’à la victoire finale, et à la détourner sur des voies de garage. Et il n’a cessé d’appeler les masses populaires à ne pas tomber dans un tel piège.

Aujourd’hui, les prévisions du PCT sont hélas confirmées et même au-delà.

En effet, loin d’être nationale, cette conférence n’a satisfait aucune exigence du Peuple, dont celle préalable de la démission immédiate et inconditionnelle du despote Eyadéma et de sa clique, et de leur traduction devant le Tribunal du Peuple. Jamais cette conférence nationale «souveraine» (CNS) n’a recherché les moyens nécessaires pour l’exercice effectif de cette souveraineté qu’elle avait verbalement proclamée de manière tonitruante, et dont elle prétendait jouir. Cette conférence n’a abouti en fait qu’à un résultat : la clique autocratique et fascisante du tyran Eyadéma, par l’intermédiaire de ses alliés du FOD, ces faux amis du Peuple (qui viennent ainsi de conférer une nouvelle légitimité à l’autocratie), reprend le pouvoir qui lui avait concrètement échappé le 27 avril dernier, et peut continuer à frapper, à réprime les masses populaires; la bourgeoisie libérale et la couche supérieure de la petite-bourgeoisie intellectuelle, qui constituaient la majorité des Participants de cette conférence face aux représentants de l’autocratie, se sont couchées à plat ventre.

L’épisode honteuse, piteuse et lamentable de ces «excuses» du présidium à l’autocrate, ce bourreau , cet assassin aux mains encore rouge du sang du Peuple, illustre bien leur démission totale, comme cette promesse veule de revoir et d’amender le texte de la CNS, leurs propres textes que leurs délégués ont «souverainement» préparés, et viennent à peine de produire et de voter «souverainement». «L’«Auguste assemblée» de la très célèbre conférence «souveraine», appelée à revoir sa copie «souverainement» grâce aux «sages conseils» de la France ! Même au Bénin et au Congo, où les Peuples ont aussi fait l’amère et douloureuse expérience d’une telle conférence, une assise de défoulement collectif, les protagonistes ont essyé au moins de sauver les apparences et ne sont pas tombés aussi bas ! Ces faux amis du Peuple ont des comptes à rendre devant l’Histoire, pour avoir aidé l’impérialisme à maintenir sa domination sur notre pays, et empêché la force populaire de conquérir la Liberté et la Démocratie.

Nous comprenons ceux eu Peuple qui, victimes de leur bonne foi, se sont laissés entraîner dans ce traquenard, nous leur lançons un appel, afin qu’ils reviennent rejoindre les barricades de la lutte émancipatrice, unique voie salutaire pour la conquête de la Liberté et de la Démocratie. Nombre de ceux-ci, victimes de leur naïveté, se sont découvert et se sont mobilisés pour contribuer, par leurs révélations, à éclairer davantage la nature barbare, sanguinaire, sordide et crapuleuse du régime autocratique. Ceux-là doivent connaître le désespoir et vivre dans la crainte d’une revanche de l’autocrate, dont le degré de barbarie, d’atrocité dans la vengeance et dans la cruauté, ne sont plus à démontrer. C’est pourquoi nous lançons cet avertissement solennel : que le despote Eyadéma, ses alliés et l’impérialisme français ne s’avisent pas de touche à un seul de leurs cheveux ! Ils seront tenus pour responsables de tout ce qui pourrait leur arriver !

Maintenant que ces faux amis du Peuple et leurs fausses solutions se sont démasqués, il apparaît de plus en plus clairement que la seule voie pour s’en sortir, c’est celle de la lutte résolue, sans concession aucune, jusqu’à la victoire finale, non seulement hors de toute tutelle de toute puissance étrangère, impérialiste, française, allemande, américaine, chinoise, du FMI-Banque mondiale, etc…, mais contre ces derniers, principaux ennemis de notre Peuple, et obstacle principal à notre Liberté. L’heure n’est donc pas à la tergiversation, mais à la résolution pour s’engager dans cette voie salutaire, celle qu’à choisie le Parti communiste du Togo, celle qui réserve au Peuple travailleur un avenir radieux.

Seule la lutte pour la démission immédiate de la Calamité nationale Eyadéma,

Reste plus que jamais à l’ordre du jour !

Jamais de grand pardon !

Jamais de réconciliation avec les bourreaux du Peuple !


Lomé, le 26 août 1991
Parti Communiste du Togo


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