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La CNS: une cale au Mouvement Insurrectionnel
Lomé, le 20 septembre 1991
Le Parti Communiste du Togo
Populaire ascendant. La CNS au contraire intervient après près
dun an de mouvement insurrectionnel populaire intense, dans le but
délibéré de freiner le processus, de limiter sa portée,
bref, de marquer un coup darrêt. «Pas de dérapage»
! « Pas décart de langage » ! «Pas de chasse
aux sorcières» !» Le calme doit revenir dans le pays,
la paix dans les curs» ! «Halte à la violence,
oublions la haine, prions ensemble»; «les Togolais doivent
vite se mettre au travail»
, car «le Togolais nest
pas belliqueux; il sait pardonner à ses bourreaux, à ses
pires ennemis»; «nous sommes tous frères, condamnés
à vivre ensemble». La seule et la plus grande consolation
que la CNS offre aux masses opprimées, étouffées,
pourchassées, martyrisées, cest de leur faire croire
quelles sont magnanimes, supérieures à leur tyran,
à leurs bourreaux : donc quelles doivent pardonner, oublier.
Rappelons seulement quun Peuple qui oublie son passé est
sans avenir. Bref, tels sont les mots dordre des délégués
qui demblée avaient fixé des limites à leur
combat démocratique sous prétexte d« éviter
la guerre civile».
De ce oint de vue, les qualités de national, de souveraine quelle
tente de sattribuer se révèlent sans fondement. La
conférence nest pas nationale.
A cette conférence prétendument nationale, ce nétaient
ni les intérêts nationaux, ni une véritable représentation
nationale qui étaient assurés. En effet, qua-t-elle
de national une assise concoctée dans le secret des cabinets étrangers,
élyséens plus précisément, décidée
par des accords dont même le contenu a été rédigé
par lambassadeur de France ? Une assise dont les délégués
et non les moindres préfèrent les conseils, sinon les consignes
des représentants fort actifs des puissances étrangères
à la voix du Peuple togolais, du Peuple qui lutte effectivement,
qui est descendu dans la rue ? Quand les protagonistes continuent de saplatir
devant limpérialisme international, français en Particulier,
et osent traiter d«extrémistes» ceux qui ont
le courage de dénonce es ingérences de ce denier ?
En réalité, ce fut une conférence antinationale,
apatride, en dehors de tout souci de lindépendance de la
dignité nationales, une conférence toute empreinte de lidéologie
de la soumission, cette idéologie qui considère lappui
sur une puissance étrangère comme un fait naturel: cest
pourquoi elle a décidé par exemple le reconduction pure
et simple, sans aucun examen préalable de tous les projets et accords
internationaux signés pas le pouvoir néocolonial Eyadéma,
projets et accords qui assujettissent notre pays, le pillent, écrasent
notre Peuple, empêchent ce dernier de sémanciper et
de se développer. Même si la conférencier ont à
la bouche le postulat : «Pas de développement économique
sans démocratie», la dite CNS se refuse à sattaquer
à la camisole de force économique impérialiste mise
à nos pays par les puissances et qui bloque tout développement
économique de ces derniers.
Cette conférence nétait pas non plus nationale quant
à sa représentativité. Dans ce domaine également
une comparaison avec les Etats généraux confirme la différence
fondamentale. Les délégués aux Etats généraux
étaient choisis par des élections successives et à
plusieurs degrés, depuis le village (paroisse), jusquà
la province. Les délégués à la CNS quant à
eux, étaient seulement désignés par des Partis politiques
sans programme, souvent réduits à leurs sigles, des organisations
et des instances à la représentativité plus que douteuse,
et dont certains ne sétaient constitués que dans la
perspective de cette assise. La surreprésentation des éléments
urbains (et surtout de Lomé), par rapport aux ruraux, et surtout
des avocats, des hauts fonctionnaires et hauts cadres , des hommes daffaires,
des professeurs
, en contradiction avec nos réalités
socio-économiques, confirme bien notre point de vue : il sagit
bien dune assise de la bourgeoisie libérale et de la couche
supérieure de la petite-bourgeoisie intellectuelle.
Sans doute, et nous ladmettons volontiers, quil nest
pas nécessaire dappartenir aux couches supérieures
pour représenter et défendre conséquemment la cause
du Peuple. Mais dans notre cas cest des ses propres problèmes
quest venue discuter la bourgeoisie. Ainsi, cest le français
quadopte cette assemblée censée «discuter des
problèmes concernant toute la nation». Une langue commune
à lensemble de la bourgeoisie, qui, dans sa grande majorité,
a accès à la culture occidentale, mais qui est incompréhensible
de la grande majorité du Peuple togolais. On connaît largumentation
facile et éculée sur la diversité des ethnies, sur
la nécessité dune langue compréhensible par
lensemble des délégués. Mais ceci nest
nullement compensé par un effort en direction de nos diverses nationalités
et minorités nationales. A la télévision, quelques
résumés sont offerts aux seuls Ewé et Kabye dans
leurs langues respectives.
Les interruptions de séances ne sont pas mises à profit
ne serait-ce que pour présenter quelques résumés
dans les autres langues nationales. La télévision a préféré
diffuser du «kwassa kwassa » et autres reggae. Ce ne fut donc
quune confirmation de plus, de loppression nationale que subissent
les Peuples de notre pays.
Par ailleurs, dans un pays où la grande majorité de la population
pratique des religions traditionnelles, aucun représentant de celles-ci
nétait présent à la conférence, contrairement
à ceux des églises chrétiennes et musulmane, puisque
la CNS se veut avant tout placée sous lidéologie religieuse.
Ainsi, cest un évêque catholique qui présida
es qualité cette assise dite nationale, tout entière placée
sous le signe de Dieu des chrétiens (accessoirement des musulmans).
Cestà-dire le dignitaire dune de ces églises
qui par leur collaboration active, leurs déclarations ou leur silence
complice, ont contribué à conforter ce régime criminel
et barbare quelles avaient déjà placé sous
le signe du même Dieu.
«Tous les Togolais sont croyants», alibi commode pour marginaliser
les masses populaires. Il est faux en effet, de prétendre comme
le font nos «conférenciers», que tous les Togolais
sont des croyants, religieux, encore moins tous chrétiens ou musulmans.
Ceux-ci ne constituent quune minorité. Encore une fois et
même sur ce plan cest la petite-bourgeoisie intellectuelle
et la bourgeoisie «sudiste» qui tentent de calquer sur tous
les Togolais leurs fantasmes et vision. Ils trouvent là un alibi
pour placer leur CNS jusque y compris. Ses produits (Loi fondamentale,
résolutions, le Premier ministre) sous lidéologie
religieuse, théocratique, toue en marginalisant les croyants des
religions traditionnelles africaines, à savoir limmense majorité
des Togolais.
* Une souveraineté en papier
Aucun mot na été autant galvaudé que celui
de «souveraineté» durant cette conférence. «Conférence
nationale souveraine», telle était lexpression consacrée.
Et gare à qui oubliait ce dernier mot fétiche ! Il était
aussitôt rappelé à lordre par lassistance
grisée et euphorique. La proclamation de cette souveraineté
était présentée comme un acte éminemment héroïque,
et déminents juristes sont venus pérorer, pour en
démontrer les fondements juridiques, comme si les seuls arguments
juridiques pouvaient suffire à abattre une dictature aussi fascisante:
duperie ou ignorance ?
Cependant, une chose est de proclamer la souveraineté, une autre
est de lexercer réellement, ce qui nest possible que
lorsque lon dispose de moyens et forces pour ce faire. Quand les
représentants américains proclamèrent en 1774, la
souveraineté des Etats-Unis face au pouvoir colonial anglais, une
armée nationale était levée dans le même temps
pour défendre cette souveraineté ; quand les députés
français proclamèrent en 1789, la souveraineté de
leur assemblée, et la qualifièrent dAssemblée
nationale, cette décision sappuyait sur un mouvement populaire
ascendant e- sur le Peuple armé, organisé au sein de la
«garde nationale». est en effet le Peuple armé
qui a pris dassaut la Bastille, symbole de larbitraire royal,
le 14 juillet 1789 ; cest la Garde nationale qui a arrêté
le roi qui tentait de fuir à létranger pour y préparer
et organiser la contre-révolution.
Tout ceci confirme le point de vue qui a toujours été le
nôtre, à savoir qui a toujours été le nôtre
à savoir que les arguments juridiques ne viennent que pour justifier,
sanctionner des rapports de forces établis. En tout cas, ces deux
exemples montrent combien était fallacieuse, fictive, la souveraineté
proclamée par cette conférence. En réalité,
cette souveraineté ne dépassait pas les limites de la salle
Fazao. En encore que celle-ci, a été préservée
au dernier moment, que grâce à lintervention et aux
manuvres de lambassadeur de France Delaye, qui tenait Particulièrement
à sauver «sa» conférence. Malgré «les
Actes conservatoires» votés de façon tonitruante,
jamais cette conférence na exercé cette souveraineté
dont elle se gargarisait tant. Et nous nen voulons pour preuve que
ces quelques exemples :
- la CNS a voté «souverainement» que ses actes devaient
être immédiatement promulgués, publiés par
Eyadéma, mais celui-ci nen a fait quà sa tête
;
*De magnifiques jongleries verbales
- l«Auguste Assemblée» a «souverainement»
décidé que les ministres, anciens ministres et hauts dignitaires
du régime ne pourraient sortir du territoire sans son autorisation.
Mais cette décision pour être efficace, pour marquer un acte
de souveraineté, aurait dû saccompagner de linjonction
de bloquer les aéroport et les frontières aux contrevenants.
Mais nos matamores se sont bien gardés de prendre de telles mesures
-dailleurs le pouvaient-ils ?-, et les ministres, et dignitaires
du régime ont donc quitté le territoire national à
plusieurs reprises, impunément, en narguant la CNS qui ne pouvait
que constater les faits. Il en est de même des transferts de biens
et de fonds à létranger auxquels se livraient ces
mêmes dignitaires malgré leur interdiction
- larmée bafoue ouvertement la CNS et par sa politique de
la chaise vide, conteste les décisions prises : ses chefs, interpellés
pour répondre de leurs crimes contre le Peuple, refusent dobtempérer.
Ils suivent en cela leur lexemple de leur chef, le despote Eyadéma
qui na cessé de défier l«Auguste assemblée»,
de démonter à tous que son pouvoir demeurait une réalité
concrète. Cest dont par des démarches incessantes,
des négociations, des magouilles que la CNS a pu sauver les apparences.
La reculade honteuse du présidium les derniers jours de la conférence
à propos du complot ourdi par Eyadéma montre bien ce quétait
en réalité cette «souveraineté» : rien
que de la poudre aux yeux, une gonflette.
* La négation de l«Etat de droit» au profit
de la loi divine de Dieu.
Lun des objectifs proclamés de la CNS cest linstauration
dun «Etat de droit». cela signifie une société
où létat et les citoyens sont régis par des
lois dûment votées, où leurs actes nont pour
critères dappréciation que la loi. La substitution
de la Loi à la volonté divine dans les affaires publiques
était un progrès de lHumanité, var elle repoussait
les frontières de larbitraire. Or cest avec ces temps
révolus que va renouer la Conférence, en se plaçant
tout entière sous la coupe des hiérarchies religieuses.
En substituant la théocratie à la loi, elle niait lEtat
de droit. Rien nillustre mieux ce recul que la manière dont
elle a abordé et tenté de résoudre le problèmes
des crimes commis par le régime.
En effet, dans un Etat de droit, les notions essentielles en matière
pénales sont les notions de délits et de crimes, qui indiquent
les divers degrés et formes de violations de la loi. Or , la Conférence
va tourner le dos à ces notions essentielles. En effet, après
avoir fait de nombreuses révélations sur la nature barbare,
sanguinaire et corrompue du régime autocratique du régime
autocratique Eyadéma, sur les nombreux crimes commis contre le
Peuple par ce dernier, l«Auguste assemblée» se
refusa ensuite à dire le droit. Au lieu de sappuyer sur la
loi pour établir les chefs daccusation, et sommer le despote
et sa clique à comparaître devant le Tribunal du Peuple,
la voilà qui citations bibliques et paroles évangéliques
à lappui, invente et impose une notion nouvelle : celle du
Grand Pardon. Avec le Grand Pardon les notions de délits et de
crimes seffacent devant celles de péché, ce contrition,
de pardon. Les tortionnaires, les assassins, les bourreaux les pilleurs
de léconomie togolaise, les spoliateurs de notre Peuple deviennent
ainsi « dhumbles pécheurs » auxquels le Peuple
doit pardonner, dès lors quils auront confessé leurs
péchés et fait acte de contrition.
Nous voilà donc revenus à plus de 200 ans en arrière.
Sous le fallacieux prétexte, du reste imbécile que «tous
les Togolais sont des croyants, des religieux, et qu«il ne
faut plus les diviser», mais «instaurer la paix dans les curs
et dans le pays». Mais voilà, en instaurant «souverainement»
une Loi fondamentale(une constitution) théocratique, la religion,
de surcroît chrétienne et/ou musulmane, Dieu comme le critère,
la référence ultime dappréciation des actes
du citoyen togolais, lAuguste CNS de Mgr Kpodzro-Koffigoh-GnininviAgboyibor
ignore-t-elle le degré dintolérance de la religion
de toute religion et que celle-ci en tant que telle est un facteur de
division et daffrontement entre
a) croyants et non-croyants ;
b) Différentes obédiences chapelles ? Ignore-t-elle les
crimes et autres abominations
des religions chrétiennes et musulmanes dans lespace (le
monde) et dans le temps ?
En instaurant un Etat théocratique (lois constitutionnelles
théocratiques), la CNS contribue à diviser le Peuple sur
des critères religieux.
Il y a en ce sens une continuité certaine dans la conduite de ces
églises en tant quinstruments pour servir à lobscurantisme
de la conscience politique des masses. Cest en effet au nom de la
foi que les diverses hiérarchies ecclésiastiques ont justifié,
soutenu, cautionné le régime autocratique Eyadéma
jusque dans ses pratiques les plus inhumaines, et quelles ont prêché
lattentisme, la résignation au Peuple, et découragé
toute velléité de lutte («Il faut prier, Dieu lui-même
choisit son heure, il suffit dêtre patient ; tout passe Eyadéma
aussi finira par passer, seul Dieu est éternel.. »), tout
en prospérant à lombre de lautocratie. Et quEyadéma
a pu ainsi, en grand chrétien, en grand protestant, se réclamer
de Dieu (qui ne lui a pas «barré la route») pour tyranniser
le Peuple pendant près de 25 ans. Cest toujours au nom de
la foi que la bourgeoisie justifie libérale et la petite-bourgeoisie
justifie ses magouilles et ses compromissions avec lautocrate Eyadéma,
et son accès au partage du pouvoir néocolonial.
Leur actuel Grand pardon, cest le paravent derrière lequel
se cachent ces intrigues et magouilles sur le dos du Peuple qui lui, réclame
la démission immédiate et inconditionnelle de la calamité
nationale. Constater la réalité de ces magouilles de ces
églises pourries, ne signifie nullement que notre Parti ait lintention
de sen prendre à la foi aux croyances de nos concitoyens.
Comme le PCT la toujours affirmé, le droit de croire fait
Partie des droits et libertés démocratiques, e doit être
préservé, défendu. Mais aussi le droit de ne pas
croire. Ce que critique et combat notre Parti, cest la prétention
de certains (qui plus est une minorité) à vouloir imposer
leur croyance individuelle comme loi pour tout le pays. Notre position
dans ce domaine est parfaitement claire : notre Parti entend «réaliser
la séparation de lEglise et de lEtat: la religion est
une affaire privée» (cf entre autres notre document programme
de 1980).
*Parodie des Etats Généraux de 1789, la CNS nest
autre que le Forum national de dialogue dEyadéma
Que donc a apporté au Peuple cette fameuse conférence
«souveraine» ? En fin de compte, rien ; et la grande escroquerie,
le gros mensonge est de faire croire le contraire, de lui attribuer un
rôle et des mérites qui reviennent en fait au Peuple et à
lui seul : la conquête des libertés démocratiquesLa
liberté de manifestation, de parole ? cest le Peuple qui
la imposée en descendant dans la rue, et en consentant de
lourds sacrifices. La liberté de la presse ? Le résultat
de la mobilisation populaire qui a rendu caduque, inopérante la
loi scélérate sur la presse votée par lassemblée
RPT, et obligé le pouvoir autocratique à renoncer aux procès
iniques quil voulait intenter à la presse privée.
La liberté dorganisation ? Cest sous les coups de boutoir
des masses populaires que le pouvoir a été contraint dadmettre
les associations non inféodées au RPT, puis les Partis politiques.
Nous pensons dailleurs quant à nous, que ces Partis auraient
bien pu se passer de lautorisation de lautocrate pour manifester
leur existence (afin de ne pas accorder une légitimité de
fait à celle-ci). Mais au lieu de cela, , la bourgeoisie libérale
et la petite-bourgeosie intellectuelle se sont efforcées de manipuler
le mouvement populaire à leurs propres fins, cest-à-dire
comme simple moyen de pression pour pouvoir discuter, dialoguer avec le
despote. La CNS ne diffère donc pas tellement de ce «Forum
national de dialogue» que nos «opposants» rejetaient
avec hauteur. Elle a servi à régler les modalités
du partage du pouvoir. Cest à cela quelle a consacré
le plus clair de son temps, et lessentiel de son travail, comme
le montrent mes lois constitutionnelles.
*Plus de trêve sociale.
Les revendications pressantes des masses quant à elles peuvent
attendre. Elles nont pour toute réponse que de vagues Etats
généraux dont aucune modalité na été
fixée , que ce soient les problèmes de la terre, du travail
et du chômage, des salaires, de lécole
, aucun
promesse de la CNS, sinon un appel à la patience, à une
trêve sociale. Mais les masses sont de moins en moins dupes, et
déjà de nombreux déçus viennent grossir les
rangs des plus lucides.
Ainsi, malgré
- les appels incessants au calme
- les envois de médiateurs pour désamorcer, apaiser, arrêter
les mouvements en cours ;
- le recours aux «forces de lordre» autocratique de
Komlavi pour mater « ceux qui
troublent lordre veulent perturber la CNS»,
*les grèves revendicatives
- des dockers du port de Lomé ;
- des ouvriers de la sucrerie dAnié ;
- des travailleurs de la Régie Nationale des Eaux du Togo, des
Dopuanes, des
enseignants etc..
-les mouvements de protestations paysans à travers tout le pays
;
-les actions de la Rue nont jamais cessé durant la tenue
de l«Auguste» CNS, au grand dam de cette dernière.
Depuis le 5 octobre 90, plus jamais rien ne sera comme avant. Prête
à toutes les audaces, la force populaire, tel un torrent, balayera
sur son passage tous les obstacles, même la CNS, de ses ennemis.
Notre Peuple veut sémanciper, contrôler, gérer
par lui-même pour soi,, les biens du pays. Rien ne larrêtera
dans cette voie.
Alors, à bon entendeur, salut !
Plus de «Participation responsable» !
Plus de «trêve sociale» avec un quelconque gouvernement
!
Car, depuis la colonisation jusquà ce jour, ce sont toujours
les travailleurs qui sont les dindons de la farce de lhistoire de
notre pays. Et cette fois-ci, ils ne doivent plus se laisser gruger.
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