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COLMAR ne concerne nullement le Peuple insurgé qui continue d’exiger la démission immédiat et sans condition du despote Eyadema

Lomé, le 7 février 1993

A cette conférence (la énième du genre depuis octobre – novembre 90) de Colmar ( France) les Faux amis du Peuple (FAP) terrorisés et leurs maître élyséen et allemand d’un côté, l’autocratie moribonde et ses suppôts français et africains de l’autre vont une fois encore de signer des accords qu’une fois sortie l’une des Parties va déchirer et jeter aux orties. Si les premiers sont pressés par le temps et appellent de leur vœu un coup de force venu de l’étranger contre le tyran Eyadema, les seconds jouent la montre dans l’espoir secret d’un appui plus consistant et énergique de ses suppôts français: la calamité nationale à la dérive, espère vivement un bouée de sauvetage. Cette nouvelle tentative des impérialistes élyséen et allemand à Colmar pour «renouer le dialogue, la réconciliation entre les protagonistes togolais afin que le processus électoral reprenne et que la paix et la vie reprennent dans le pays» (dixit), cette nouvelle tentative disions-nous reste conforme à la logique et objectifs fondamentaux poursuivis contre notre pays et le Peuple insurgé, par ses ennemis.

Faut-il rappeler ici, que les FAP et l’autocratie moribonde sont d’accord pour imposer au Peuple insurgé des élection perfides (et c’est sur les modalités notamment le calendrier chronologique que les deux protagonistes divergent) pour casser le mouvement insurrectionnel, émancipateur en cour. Et qu’ils viennent par un référendum confus manipulatoire de lui imposer frauduleusement, massivement boycotter, une constitution anti-Peuple qui donne une base légale au prochain régime pour continuer sous forme apparemment «démocratique» la même politique, le même ordre néocolonial de pillage de notre pays, d’assujettissement et de piétinement du Peuple et d’aplatissement devant les puissances étrangères, de corruption.

On comprend aisément qu’à cette «table ronde» le Peuple toujours insurgé soit absent: depuis son insurrection il a toujours affirmé et maintien son opposition au dialogue et à la réconciliation à la compromission avec la calamité nationale dont il exige la démission sans condition et immédiate. (Malgré le climat de terreur accentuée, les massacres, le sang versé à flot de façon ininterrompue par les masses et multiples privations consenties par les masses), le Peuple insurgé toujours en grève générale, n’a mandaté personne pour aller le représenter à Colmar voire aller négocier en son nom ni avec l’autocratie moribonde ni avec les impérialistes.

Tout ce qu’il exige et pour lequel il poursuit avec abnégation la grève générale c’est la démission immédiate et inconditionnelle d’Eyadema et sa bande. Aucun appui extérieur aussi puissant soit-il ne peut sauver durablement le despote Eyadema, tant que le Peuple togolais est là, déterminé à en finir avec ce dernier et son régime. Le Peuple toujours insurgé et déterminé ne sent nullement concerné par cette table ronde de Colmar qui, du reste d’être un nouveau pis-aller. Le Peuple insurgé continue d’exiger la démission immédiate et inconditionnelle du tyran Eyadema. Pas de dialogue ni de réconciliation avec cette calamité nationale.

Le Parti Communiste du Togo
Lomé le 7 février 1993

 


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