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ACCORDS DE OUAGA
ENTRE LES VALETS ET AGENTS DE LA FRANCE

Entre l’autocratie moribonde et COD2 : une péripétie, prélude…

Sous les injonctions de la France, ses poulains ont arrêté pour un moment leur lugubre et monotone pièce théâtrale qui finissait par lasser et dégoûter tous les spectateurs. De guerre lasse, ils font tomber pour un instant les rideaux, contents d’avoir tenu si longtemps leurs rôles respectifs, joué chacun sa Participation bien connue déjà par le Peuple Togolais qui n’est plus dupe. Pour ceux qui vivent et suivent attentivement la situation dans notre pays et connaissent ces piètres acteurs-là, la signature de ces accords dictés et rédigés par leur chef d’orchestre, la France, n’est point surprenante. Ce feuilleton indigeste et mal ficelé, à l’allure d’une série B dont on connaissait dès le début la fin, a assez duré.

Car rien de fondamental, de profond n’oppose effectivement ces partenaires: la clique autocratique fasciste au pouvoir et les faux-amis du Peuple (FAP) du COD2 , tous appuis et agents de la France dans notre pays. Les uns sont pour le règne autocratique, les autres pour un régime oligarchique démocratiste afin d’être plus nombreux à continuer de bouffer sur le dos du Peuple et du Togo asservis par les puissances étrangères. Les premiers à crier fort victoire, c’est l’ambassadeur de France à Ouaga qui se «réjouit pour la France qui a œuvré à réconcilier les Togolais», et Blaise Compaoré (!!). Tous s’applaudissent et s’embrassent à s’étouffer avant d’aller sabrer le champagne(comme après la signature des fameux accords du 12 juin 1991 du Gouverneur-Ambassadeur de France, M. Delaye).

On a vu des représentants du COD2, tout honteux et confus, reprendre précipitamment l’avion, fuyant la colère du Peuple Insurgé, pour d’autres cieux. Aussitôt RFI, la Voix de la France à l’étranger, leur tend généreusement ses micros pour crier plus fort Victoire (sur qui ? se demande-t-on), qui selon leurs déclarations ne serait la défaite ni pour le COD2 ni celle de l’autocratie moribonde vomie par le Peuple Insurgé (P.I.). Et comme, de bien-entendu, l’occasion a été donnée à cet autre garçon de course d’Edem Kodzo et le porte-voix de la France d’aboyer sur RFI . Ce veule individu affamé d’Agbobli Joachim, maintenant bien connu du Peuple, s’est une fois encore permis de répéter, tout hilare, sur ces ondes que le COD2 serait la seule et unique force d’opposition (position de la France) et que les autres seraient de simples individus, des citoyens « libres d’approuver ou non ces accords puisque nous sommes dans un processus de démocratiques » ( ?) Ce publiciste du fasciste Savimbi d’Angola pourra aller encore toucher ses royalties auprès de des commanditaires.

Rappelons ici que, dans les années 70, lors de l’arrivée, pour ses études là-bas en France, du sinistre Natchaba Fambaré, directeur du cabinet puis actuel ministre des Affaires étrangères du tyran Eyadéma, c’était ce même Agbobli qui était Parti l’accueillir à l’aéroport, l’a hébergé chez lui pour l’introduire subrepticement dans le mouvement démocratique étudiant en France, AESTF-UNETO et FEANF, où Monsieur Natchaba a sévi. Avant d’arriver en France, ce triste individu était bien connu pour ses activités ordurières déjà à Abidjan et à Lomé. C’est ce même Natchaba qui fit arrêter et emprisonner ses propres camarades-copains (Looky S., Kuévi André, Adimado Martin…) en 1977 et en 1985 de Agbobli.

Lors de la Conférence Nationale, Natchaba déclarait avec assurance que ceux qui venaient leur dénoncer leurs copains, livrer leurs amis, étaient dans la salle ! A qui fait-il allusion ? Ces deux sinistres individus ne cessent, lors de leurs fréquentes rencontres notamment à Lomé II ou sur les plateaux de la RFI, de s’appeler mutuellement «cher ami». «A entendre Joachim parler on a envie de vomir», disent ses anciens copains. C’est ce même Agbobli qui se bat acharnement pour mettre en selle son patron Edouard Kodzo, vomi par le Peuple. On vous laisse le soin de situer quand Monsieur Agbobli Joachim s’est mis au service de la France. Sous tous les cieux, la pratique courante établie veut que ce soit les membres (les inscrits) de la commission qui se réunissent et élisent ou désignent leur(s) direction(s) ou responsable(s).

A la CNS, c’est le gouverneur-ambassadeur de France, Delaye, qui se permet d’imposer à la commission Armée-Défense Monsieur de Agbobli Joachim. Pourquoi ? La question de l’Armée est un point très sensible et délicat, surtout dans le dispositif du pouvoir néo-colonial mis en place au Togo depuis 1963 par la France. Le rôle que joue la milice (FAT) de Eyadéma dans la politique de la France au Togo est capital. Aussi, pour cette dernière, une telle question ne saurait être laissée entre les mains de quidam. D’où sa préférence, son choix d’un de ses plus serviles et zélés poulains sûrs, Agbobli Josaquim, ce cerbère de l’impérialisme français. On pourrait encore allonger la biographie lugubre de ce triste célèbre individu, mais passons.

Mais le Peuple Insurgé apprend à connaître ses ennemis et ses faux-amis. Il n’est plus dupe. Il ne se sent nullement concerné par ces accords qui non seulement sont loin de ce pourquoi il s’est insurgé depuis Octobre-Novembre 90, mais visent à l’asservir encore. Il ne veut plus de ces racailles qui ont pillé le pays, bouffé sur son dos et l’ont massacré à volonté. Qui de ceux qui ont versé leur sang, perdu des leurs, ont souffert et souffrent encore dans leur chair, leur cœur, de cet ordre barbare, odieux, criminel, accepterait de tels accords ? Qui accepterait d’aller à cette mascarade d’élections où lesdits vainqueurs «élus» sont déjà connus d’avance ? Qui du Peuple Insurgé accepterait que ceux-là de Ouaga III gouvernent encore le Togo ? Qui accepterait encore le règne de l’ordre criminel, anti-Peuple du tyran sanguinaire Eyadéma ? Personne. Alors, ces ennemis du Peuple Insurgé peuvent crier leur victoire. Ce pourquoi notre Peuple s’est vaillamment soulevé est là. Et lui et lui seul le résoudra. Ce n’est qu’une question de temps.

 

Alors Peuple Togolais ressaisis-toi, continue de réorganiser conséquemment tes forces, comble tes faiblesses d’hier et reprends le mouvement insurrectionnel populaire là où on l’avait interrompu en Mai 91, pour le porter à son terme. Tu es ton propre et unique Sauveur. Ces accords et élections bidons ne te concernent pas.

Lomé, le 11 juillet 1993.
Le Parti Communiste du Togo (PCT)

 


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