| Accueil |
| Parti Communiste du Togo |
| Journal |
| M.D.R. |
| M.C.I. |

La "Rue" est encore et toujours debout, en stand by

Révolution n°154 du 10 janvier 1996


La "Rue", communément encore appelé Ekpémog, à savoir le Peuple insurgé (PI), essentiellement jeune est composée d'étudiants, de diplômés-sans-emploi, de juristes, d'enseignants, d'élèves, de jeunes apprentis, de taximen et autres conducteurs de transport en commun, d'opprimés ensuite de chômeurs auxquels se sont joint trois semaines plus tard, les ouvriers d'Anié, de fonctionnaires et autres travailleurs des villes et campagnes, d'artisans, de commerçants… bref , des patriotes, des nationalistes, des progressistes, des démocrates bourgeois, des démocrates-révolutionnaires, des communistes évidemment des opportunistes. Cette Rue est allée grandissant.

Parmi ceux-ci ont émergé des opportunistes démagogues qui promettaient à la "Rue" monts et merveilles pour l'amadouer, la piéger, mais qui n'ont pas pu la gagner à eux; ce sont des Faux Amis du Peuple (FAP) qui vont rapidement créer leurs Partis, en fait des clubs électoraux, dans l'espoir de se servir de la "Rue" comme tremplin pour aller discuter, voire disputer le pouvoir avec leurs compères au trône, la bande à France-Eyadéma. Avec le concours et sous la direction du gouverneur-ambassadeur Delaye (l'impérialisme français), ils parviendront à organiser leur funeste Conférence Nationale Souveraine (CNS) qui fût, enfin de compte, un fiasco.

- Celui qu'ils appellent l'ENFER du Togo (à savoir Eyadema) est toujours là avec son système monstrueux aujourd'hui mis à mal, blessé mortellement par la "Rue".

- La "Rue" est aussi là, debout, plus vivante que jamais ! Une hantise obsessionnelle, une mauvaise conscience des FAP et de leur CNS unijambiste. Cette CNS qui était sensée sceller l'alliance anti-PI. Alors, des surenchères dans les manœuvres pour la liquider, monter de plus belle. "C'est de là que peuvent venir les véritables obstacles et danger pour la transition démocratique, car le premier ministre Koffigoh est un modéré dont Eyadema peut s'accommoder" dévissent gaiement en buvant nos conférenciers persuadés d'avoir définitivement coincé Eyadema grâce à une petite astuce juridique. Espoir surréaliste, vain.

Alors: - Ils cherchent fébrilement à contre-carrer, boucher la voie de la lutte, freiner le MIP émancipateur ;

- à usurper les victoires, les conquêtes du PI qui poursuit ses combats, même en stand by.

- Leur sabotage de la lutte émancipatrice, leurs babillages d'enfants,

- Notre Peuple passe par un nouveau tournant où l'opportunisme est obligé de se démasquer complètement. Il se présente de plus en plus comme l'agent conscient de l'impérialisme et de la GBR.

- Leur désarroi manifeste se note dans leur appel aux âmes de bonne volonté de l'étranger (entendre les puissances impérialistes singulièrement française) pour le salut de la Patrie.

Non, la Rue ne doit pas mourir ! Sus à ce qui veulent l'enterrer !

Décidément, le Peuple Insurgé, le "Rue" en marche pour la conquête de la démocratie, de la liberté, pour son émancipation, fait peur même aux FAP qui, pendant un certain, se sont pris à rêver et se sont auto-proclamés abusivement ses leaders, et se sont servis de ses mouvements multiformes, de ses sacrifices, de son sang versé, de ses martyrs, comme moyen de pression sur le despote dictateur sanguinaire Eyadema et son clan autocratique pour le partage du pouvoir, former un régime oligarchique, une alliance de toute la Grande Bourgeoisie Réactionnaire (GBR) et de l'impérialisme contre le Peuple togolais. C'est grâce à la "Rue" que la bande à Gnininvi, Agoyibor, Koffigoh a pu obtenir de la calamité nationale sa fameuse CNS, ce marché de dupes, devant officiellement sceller une telle alliance.

Mais voilà, à peine parvenu au pouvoir auprès de leur protagoniste "le Lucifer du Togo" (sic), après s'être servis de la "Rue" comme un tremplin, les "amis" de Gnininvi et du despote Eyadema, le massacreur, ils cherchent fébrilement, ensemble à la liquider. Ils permettent au criminel couple France-Eyadéma, tel un fauve traqué, blessé à mort, de redoubler d'agressivité et de déchaîner une répression féroce fascisante, une violence blanche réactionnaire contre le mouvement insurrectionnel populaire (MIP). Mais ce ne sont là que les dernières convulsions de l'affreux couple France-Eyadéma. Depuis lors, cette obsession ne les quitte guère: ils poursuivent toujours inlassablement cet objectif anti-Rue, mais peine perdue.

P.K. ATAH

Révolution n°154 du 10 janvier 1996


Accueil / Vos réactions sur ce site / Contact / Liens
Pourquoi nous sommes communiste / Petit guide du PCT / Congrès historique
"Révolution", organe central du PCT / Archives
Mouvement Communiste International / Mouvement Démocratique Révolutionnaire