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Ne cautionnons pas une campagne ennemie contre le mouvement démocratique nouveau

Révolution n°158 du 30 novembre 1997


Sous la pression de l'opinion publique et singulièrement de l'impérialisme, l'affreux couple France-Eyadéma agrippé au pouvoir, consent à modifier légèrement le système parlementaire monopartiste du Part-Etat-RPT réactionnaire pour en faire maintenant un système multipartiste tout aussi antidémocratique, anti-Peuple. Mais déjà, ouvertement pour les uns (Edem Kodjo, Koffigoh, beaucoup de présents députés), insidieusement pour les autres (Agboyibo, Ayéva, Sanvi de Tové etc.), mais sûrement pour tous, la plupart des FAP ayant créé des clubs électoraux pour animer un tel système multipartiste, s'en retournent un à un au bercail, au RPT.

Par ailleurs, les militaires, principalement les officiers (des FAT) à la retraite (Sogoyou etc.) sont rappelés et ont repris service actif dans la fonction publique. On continue de battre le rappel des autres, tandis que d'autres, des mêmes Faux amis Peuple devant normalement aller à la retraite sont toujours maintenus en activité dans l'administration. Et plus qu'avant le 5 octobre 1990, et ce depuis fin 1991, progressivement, le Togo replonge dans un état d'urgence permanent. C'est la militarisation effrénée, sans précédent, et la suppression des droits constitutionnels, un des espaces de liberté chèrement conquis par le Peuple Insurgé (PI). Presque partout, l'autorité civile (maires, préfets, sous-préfets, chefs-circ, chefs-canton, mêmes les chefs traditionnels et chefs de village) disparaît et ce sont les militaires qui y font la loi. Sans avoir de compte à rendre, les FAT décident de la vie et du sort des Togolais. Faut-il encore rappeler ici que l'affreux couple France-Eyadéma, "un régime fort", ne s'appuie que sur ses forces armées répressives et fascistes qui sont sa colonne vertébrale ! Et l'Etat néo-colonial dans notre pays n'est rien d'autre que la violence réactionnaire organisée pour maintenir le Peuple et le Togo sous l'esclavage impérialiste.

D'ailleurs tout montre que les élections présidentielles pourraient déboucher sur une guerre civile réactionnaire entre "opposition démocratique" (les FAP) et "mouvance présidentielle" (le couple France-Eyadéma) toutes ennemies du Peuple, prenant le Peuple en sandwich. Cette autorité de plus en plus militariste, tant chérie par la France, se trouve au-dessus de la justice, du système électoral et des autorités civiles élues. Au point que les citoyens sont obligés d'aller voter pour des candidats que le Parti-Etat-RPT, militariste leur impose. Le côté mascarade des élections est ainsi évident, indéniable.

Les élections n'ont aucune valeur politique ou juridique positive significative pour le Peuple. Se rendre aux urnes ne sert qu'à soutenir le maintien de l'affreux couple France-Eyadéma au pouvoir, faire le jeu de ce dernier, cautionner ses mesures anti-démocratiques, anti-Peuple, pro-impérialistes au lieu de toujours tenter d'endiguer les offensives menées, sous des formes diverses, par lui et les FAP. Les diversions électorales, dont celle-ci, constituent une âpre confrontation entre les forces qui soutiennent le Peuple Insurgé dans sa voie émancipatrice et les ennemis de ce dernier. Alors, non seulement un vote obligatoire, forcé, pour des candidats imposés de surcroît, n'est plus un droit, mais encore aller à ces élections c'est légitimer la fraude électorale légalise et être complice des plans anti-subversion contre le mouvement révolutionnaire populaire renaissant, ascendant, sur des bases nouvelles inédites dans notre pays.

Mettre en échec l'actuelle stratégie de la bourgeoisie de lutte anti-subversion contre le mouvement démocratique révolutionnaire nouveau exige qu'une large partie des masses populaires prenne conscience de la nature exacte des attaques réactionnaires multiformes mais convergentes. Par ailleurs, il ne fait plus de doute pour personne que c'est l'impérialisme, principalement français, et ses valets locaux, l'abominable couple France-Eyadéma et les FAP qui agressent le Peuple, massacrent ce dernier, terrorisent physiquement et psychologiquement la population togolaise entière.

Il revient alors, en légitime défense, au Peuple à combattre cette terreur massive, fasciste par la mobilisation pour la contre-terreur révolutionnaire à l'égard de l'affreux couple France-Eyadéma et ses FAP fascistes. Répudier, dans les conditions présentes de terreur fasciste, la violence, la terreur révolutionnaire du Peuple sous le fallacieux hypothétique éclatement du pays et de l'Afrique, c'est être vraiment de petit réformistes pleurnichards, c'est répandre les illusions réactionnaires, rétrogrades de la petite-bourgeoisie sur la paix sociale.

Déplorer l'idée de la guerre civile révolutionnaire contre l'abominable couple France-Eyadéma, la condamner, la redouter, c'est en réalité s'afficher, volontairement ou pas, ennemi de notre Peuple insurgé et de notre patrie. C'est craindre la victoire du Peuple Insurgé qui peut certes coûter des dizaines de milles de victimes, pour préférer à coup sûr, de nouveau massacres dix fois, cent fois plus meurtriers pour le Peuple.

Révolution n°158 du 30 novembre 1997


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