| Accueil |
| Parti Communiste du Togo |
| Journal |
| M.D.R. |
| M.C.I. |

L'insécurité, cette arme de France-Eyadéma contre le mouvement révolutionnaire et le Peuple Insurgé

Révolution n°159 du 15 décembre 1997


Le pouvoir moribond France-Eyadéma a progressivement développé et amplifie la violence aveugle dans tout le pays réduisant par ailleurs -les espaces de libertés conquis particulièrement en Octobre 90 - Mai 91 -notamment la capacité d'action des syndicats et des forces révolutionnaires: l'essor du mouvement démocratique nouveau ascendant. Les gens ont de nouveau ascendant. Les gens ont de nouveau peur de se réunir, de circuler librement, même le soir on préfère rentrer tôt chez soi à cause de cette violence meurtrière gouvernementale dans les quartiers populaires. De nouveau, nulle part, on ne se sent en sécurité. Les militaires "incontrôlés" et autres HACAME, Brigade Antigang CRS, tonton-macoutes de Eyadema, ont repris du service et sévissent: ils traquent et assassinent à tout moment et en toute impunité. Et savamment. Le problème de l'insécurité, de la violence réactionnaire aveugle, est redevenu un problème quotidien de tout le monde. Avant même l'Etat de droit, la démocratie, les élections, la recherche, l'espoir de vivre en paix devient primordial.

La plupart des familles des quartiers, populaires, principalement de Lomé, à un niveau ou à un autre, sont touchées par les violences et les meurtres, le vol de leurs biens. Le climat de violences et d'insécurité est total et l'anxiété se lit dans tous les yeux. Le pouvoir multiplie drastiquement des barrages intempestifs sur la voie publique, des points de contrôle de la circulation les fouilles, les traques et bavures par les militaires, les gendarmes, les policiers et autres sbires du RPT. Les garde-à-vue se multiplient, les prisons sont à nouveau archi-pleines à craquer. Un état des siège permanent. Le liberticide couple criminel France-Eyadéma accentue un tel climat non seulement contre le mouvement révolutionnaire et le Peuple Insurgé, mais encore qu'il utilise comme un atout même dans les négociations avec ses pairs: "il faut en finir avec l'insécurité, la subversion, les violences, afin que le Togo retrouve la stabilité et la paix d'autrefois…" "pour redresser l'économie du pays". Auquel répondent les Faux amis du Peuple et d'autres opportunistes de la bande à Claude Améganvi-Gbikpi Norbert. "Nous rejetons la violence comme instrument, moyen de changement de la situation dramatique" "Le Togo n'a pas besoin de la violence, de la guerre..".

Par un amalgame ordurier, ils rejettent la légitime violence révolutionnaire du Peuple contre la barbarie moyenâgeuse, l'arbitraire, la bureaucratie, l'autocratie sanguinaire de France-Eyadéma. Et soutiennent la terreur sanguinaire fasciste contre les démocrates révolutionnaires et le Peuple Insurgé, s'opposent à la lutte révolutionnaire des masses ouvrières et paysannes, des jeunes et du Peuple, prônent l'illusoire voie parlementaire et pacifique, contre-révolutionnaire de prise du pouvoir par le Peuple. A l'aide de son armée-milice, les FAT, de ses escadrons de la mort, les Tontons-macoutes, et de ses services de sécurité, la tristement célèbre DRG/ST, le liberticide couple France-Eyadéma a délibérément créé et entretient savamment un climat d'insécurité généralisée, permanente, d'intimidation et de harcèlement, de terreur aveugle, d'assassinats sélectifs et collectifs à l'encontre du Parti, des révolutionnaires et des honnêtes citoyens non acquis au régime.

Voici ce qu'écrivait le dernier congrès extraordinaire du Parti au sujet des fameux "éléments incontrôlés" des FAT: "Ce bras armé de la France ennemie est devenu d'autant plus insupportable qu'il s'est carrément transformé en une véritable bande de gangsters, de bandits de grands chemins: de malfaiteurs armés multipliant assassinats odieux, ignobles tentatives d'assassinats d'enlèvements, de chantages, de rackets, de rançons, d'hold-up crapuleux contre de paisibles populations non armées, vagues d'attentats de terrorisme d'Etat, couvre-feu, état de siège permanent, climat d'inquiétude, d'angoisse, d'insécurité. Le Togo est devenu pire que Chicago (USA) des années 30. Nulle part, même sous son propre lit, dans sa propre maison, on est à l'abri des crimes de tous genres de ces bêtes à tuer les masses. Indifféremment, indistinctement, hommes d'affaires, travailleurs, vieux, femmes, hommes, enfants des quartiers populaires y passent, eux et leurs biens. Comme toutes justifications, "ces éléments incontrôlés des militaires" avancent le fait qu' "Ils sont mal payés ou plus payés" et que "le patron leur a dit d'aller se débrouiller en ville…".

Cette présente violence réactionnaire meurtrière et cette insécurité qui ne sont nullement la conséquence des accrochages entre le pouvoir et le Peuple Insurgé, ni à la base du "chaos" général régnant dans le pays. Ce terrorisme d'Etat, cette barbarie moyenâgeuse de France-Eyadéma permet à ce dernier de reprendre et de renforcer sa poigne meurtrière sur le Peuple. Les quartiers populaires et les villages constituent aujourd'hui les cibles de France-Eyadéma.

Cette politique fasciste faite de:

- état d'urgence, quasi permanent, conjugué avec un scandaleux banditisme d'Etat ;

- montage d'incidents, de provocations, de désinformation systématique, d'intox pour interdire des réunions surtout politique;

- révocation de fonctionnaires pas trop zélés ou retard chronique de paiement de leurs salaires, blocage des avancements;

- destitution de chefs-circ., des préfets, des sous-préfets, des chefs de canton non-RPTistes ou pas trop chiens-couchants;

- suppression de bourses ou aides et étudiants, ou retards drastiques de leur paiement ;

- trafic de drogue organisé par les sphères les plus hautes de l'appareil d'Etat ;

- scandales et crimes révoltants, impitoyables, au détriment du Peuple et du pays ;

- défense formelle de prononcer les mots "Kabila", "PCT", "Ekpemog"

- chômage chronique généralisée, de cherté du coût de la vie, d'inflation vertigineuse, de recrudescence des maladies épidémiques de toutes sortes, toutes choses qui accentuent la paupérisation des masses ;

- course effrénée vers l'armement individuel généralisé pour tenter de résoudre le problème national de l'insécurité générée par le pouvoir tyrannique;

- d'achat de conscience, de corruption des jeunes préalablement affamés, privés de tout moyen de subsistance, poussés dans une déchéance physique et morale par le même Lomé II en les privant d'emploi, leur imposant les désastreuses PAS pour mieux les soumettre à ses manipulations sordides, pour qu'en désespoir de cause ceux-ci se rendent à Lomé II;

- manipulations éhontées, crapuleuses de ces jeunes réduits à la mendicité par le même régime;

- déstabilisation de certains gouvernements de pays voisins.

Bref une politique qui empêche systématiquement, plus que jamais, le déroulement normal des activités des démocrates, des non-régimistes.

Mais si depuis le MPI d'octobre 90, le Peuple togolais n'a plus peur des armes de l'ennemi, une telle situation d'insécurité ne peut permettre un déroulement serein des élections, même si ces élections ne sont que mascarades pour le maintien programmé de l'affreux couple France-Eyadéma.

Notre Peuple est entrain de construire une tradition nouvelle de résistance et de courage.

Révolution n°159 du 15 décembre 1997


Accueil / Vos réactions sur ce site / Contact / Liens
Pourquoi nous sommes communiste / Petit guide du PCT / Congrès historique
"Révolution", organe central du PCT / Archives
Mouvement Communiste International / Mouvement Démocratique Révolutionnaire