| Accueil | | Parti Communiste du Togo | | Journal | | M.D.R. | | M.C.I. |

Vive le Peuple insurge ! Perissent les traitres !

Lomé, le 30 décembre 1997

Les infâmes trahisons des Claude Améganvi, des Gbikpi Norbert et autres sont maintenant connues dans tout le pays et à l'étranger ; elles y ont excité, dans tous les milieux honnêtes et populaires, le sentiment d'horreur, de puanteur qu'elles font éprouver à tous ceux qui ont encore en mémoire les déclamations "extrémistes", "engagées" à l'emporte-pièce de ces vils opportunistes à la fameuse CNS. Ces perfides qui caressaient démagogiquement les aspirations nobles, légitimes des masses insurgées, qui affectant le patriotisme le plus ardent, le plus chaud, le plus exagéré, afin de pouvoir s'introduire aisément dans le cœur des masses et le mouvement démocratique révolutionnaire, avaient abusé, mystifié une certaine frange de la jeunesse, viennent de jeter bas leur masque.

"Ce n'est pas sans étonnement, affirment plusieurs jeunes Ekpémog, que nous découvrons que le leader des démocrates-vrais, le compagnon de TAVIO, celui-là qui, au cours de la CNS, avait occupé toute la nation de ses déclarations virulentes enflammées anti-Eyadema, trahisse la démocratie en s'affirmant aujourd'hui contre la violence, contre la guerre, pacifiste prêt à rencontrer de nouveau Eyadema pour dialoguer (SIC). Son compagnon, TAVIO se retournerait dans sa tombe ! ". Mais la fougue de ses déclamations à la CNS n'a plus rien qui surprend puisqu'elles étaient combinées avec les ennemis du Peuple, (pourquoi pas inspirée par l'ambassadeur-gouverneur français Delaye) comme l'est présentement son volte-face spectaculaire, éhonté.

On ne négocie pas avec les Bourreaux du Peuple

Le monde entier a appris les scélératesses des Améganvi Claude, de son OTTD et de ses compères Gbikpi Norbert. Elles ont excité la juste indignation de tous les démocrates, les anti-impérialistes et des honnêtes gens épris de liberté. De partout et de façon unanime au sein de ceux-ci, l'indignation, l'horreur, la nausée contre les traîtres Améganvi Claude, Gbikpi Norbert sont à leur comble. Et quel patriote, démocrate, fils du Peuple, anti-dictature autocratique barbare criminelle en place dans notre pays, pourrait ne pas éprouver ces sentiments contre ces monstres ! Leurs actuelles affirmations constituent une provocation à l'égard du Peuple asservi, violenté, meurtri, mais debout !

Et c'est à juste titre que, dans tous les quartiers populaires au Togo, dans la diaspora togolaise constituée essentiellement de jeunes combattants pour la liberté, contraints à l'exil, au sein des démocrates du monde, on est indigné de la trahison cynique de Claude Améganvi et de ses compères. Et si certains se font quelque reproche, c'est d'avoir tardé à débusquer la véritable nature félonne de ces faux amis du Peuple, de n'avoir pas admis les attaques, les dénonciations du PCT de ces vils petits-bourgeois opportunistes, dès qu ‘en intelligence avec l'impérialisme français, ces derniers ont rejoint les rangs de ce qui allait constituer la digue de la France contre le Peuple Insurgé.

Beaucoup sont présentement amers et confus en découvrant seulement maintenant ce vieux complot (que n'a cessé de dénoncer le PCT) qui dévoile des combinaisons si anciennes étendues avec des complicités, ou des inspirateurs qui se trouvent à la tête du pouvoir de Lomé II, à l'Elysée (France), à la CDPA de Gnininvi, de toute évidence. Du coup, l'affection quelque peu naïve et ignorante que certains jeunes portaient à ces vils opportunistes s'estompe: maintenant ces derniers ne pourront plus continuer de bénéficier indûment de l'indulgence souriante et sceptique des masses et de l'opinion dorénavant édifiées. Bien au contraire, ils vivront dans la crainte continuelle, obsédante que leurs forfaitures, leurs friponneries ne resteront pas impunies par le Peuple Insurgé, surtout pas par les jeunes qu'ils avaient jusqu'alors réussi à duper.

Le Peuple qui a beaucoup souffert et souffre tant de l'ordre néo-colonial et particulièrement de l'abject pouvoir sanguinaire France-Eyadéma, n'est plus prêt à tolérer, en son sein, des Faux amis du Peuple surtout en ce temps où nos ennemis désespèrent de nous vaincre, nous liquider, disloquer le MIP, autrement que par des trahisons réelles ou imaginaires (des montages grossiers, crapuleux diffusés par les médias à ordre et à solde) par ceux-là qui avaient paru se battre pour la liberté, la démocratie, l'indépendance du pays. Déjà certains de ces félons en tremblent si fort qu'ils n'arrivent plus à calmer leurs frayeurs.

Une trahison irréfutable

La trahison des Améganvi Claude, des Gbikpi Norbert est irréfutable. On ne le nie plus. On dit: c'est exact; Claude Améganvi, Mensah Zilfrid Lawson, Gbikpi Norbert et leur bande ont trahi les revendications, les exigences, les aspirations du Peuple Insurgé. Eux-mêmes ne s'en cachent plus. Les preuves de leurs félonies sont indiscutables. Ce sont des ennemis du Peuple Insurgé. Pour ceux qui en doutaient jusqu'alors, les faits sont là. Après les tractations les plus viles, et les négociations les plus louches dans l'ombre, Claude Améganvi affirme ouvertement, publiquement, à la presse être de nouveau prêt à rencontrer le tyran sanguinaire Eyadema, dialoguer avec le bourreau du Peuple. Pour discuter de quoi? De comment eux, transfuges de l'ancien mouvement démocratique, intégreront le pouvoir en place. Leur inculpation d'avoir toujours entretenu, depuis longtemps, des manœuvres et intelligences criminels avec les ennemis du Peuple Insurgé ne peut plus être discuté.

Le Peuple continue avec sa nouvelle arme, le combat

Comme Koffigoh, une fois élu premier ministre par la fameuse Conférence Nationale Souveraine (CNS), a déclaré la guerre aux Ekpémog (la rue, le Peuple Insurgé) et à ses graffiti qu'il traita de salissants pour les murs (Sic), voilà les Améganvi Claude, à leur tour, qui rejettent la légitime violence révolutionnaire du PI et la guerre civile révolutionnaire, unique voie émancipatrice du Peuple et du pays. Et pourtant, c'est cette violence du Peuple Insurgé qui leur a permis de se faire connaître sur l'arène politique nationale. Quelle horreur ! Quelle infamie ! s'exclament certains, que de voir aujourd'hui la violence révolutionnaire du Peuple Insurgé attaquée par ceux qu'ils regardaient comme ses défenseurs, et qui les avaient séduit par leurs déclamations foudroyantes, violentes à la CNS. Et plus ceux-ci avaient cru les Claude Améganvi, dignes de leur sympathie, plus ils sont maintenant indignés, choqués par leurs présents propos et la noirceur de leur ambition sordide.

Cependant, cette vile conduite scélérate des opportunistes Claude Améganvi, Gbikpi Norbert, loin de jeter le découragement, inspire une nouvelle énergie à tous les patriotes, les démocrates véritables, es combattants pour la liberté, les jeunes Ekpémog qui ont déchiré le traditionnel corset du pacifisme bêlant du Peuple et blessé mortellement le criminel pouvoir autocratique France-Eyadéma qui, depuis cette héroïque guerre populaire de partisans, ne trouve point de branche à laquelle s'accrocher pour ne pas mourir. Comme l'a si bien analysé l'historique congrès extraordinaire du Parti, les trotskistes ne représentent aucune classe historique montante, aucun intérêt progressiste. Comme le confirment les exemples des Gbikpi Norbert et des Claude Améganvi, des Mensah Zilfrid Lawson, fraction de la petite-bourgeoisie réformiste, ils sont farouchement contre l'exercice de la violence révolutionnaire légitime par le Peuple pour conquérir ses libertés et ses droits; ils servent des classes réactionnaires que le prolétariat combat, puisqu'ils sont congénitalement incapables d'offrir aux travailleurs une quelconque perspective heureuse, crédible: leur programme est la contre-révolution.

Ces petits-bourgeois réformistes opportunistes de Claude Améganvi, Gbikpi Norbert demandent maintenant ouvertement et publiquement au Peuple toujours étouffé, meurtri, victime de fréquents massacres, de pillage éhonté du patrimoine national, au Peuple dont les fils sont chassés du pays et pourchassés au-delà de nos frontières, de rester calme, stoïque, de retourner au temps révolu de son pacifisme bêlant d'antan, d'oublier ses souffrances, son oppression barbare, pour jouer avec son sanguinaire bourreau " la carte démocratique électorale "; bref de renoncer au combat ouvert pour la chute de Eyadema, le départ de la France du Togo pour l'émancipation du Peuple, le salut du pays.

Alors, "Périssent ces exécrables traîtres et tous leurs amis et complices! Continuons la lutte pour la chute de Eyadema et le départ de la France du Togo! ". Voilà le cri d'indignation et de détermination qu'on entend se répéter ici et là. Car, depuis particulièrement la guerre populaire de partisans (octobre 90-mai 91) notre Peuple, singulièrement sa jeunesse, n'a plus peur des armes de l'ennemi. Aussi la nouvelle de la trahison des Améganvi Claude et des Gbikpi Norbert, loin d'avoir abattu le courage des combattants pour la liberté, n'a fait que leur donner une contenance plus ferme et les exciter encore davantage contre les ennemis de l'usage de la violence révolutionnaire par le Peuple et de la Guerre Civile Révolutionnaire (GCR), seule voie émancipatrice du Peuple et du pays.

Vive l'insurrection populaire !

A bas les traîtres !


Lomé, le 30 décembre 1997

Le Parti Communiste du Togo


Accueil / Vos réactions sur ce site / Contact / Liens
Pourquoi nous sommes communiste / Petit guide du PCT / Congrès historique
"Révolution", organe central du PCT / Archives
Mouvement Communiste International / Mouvement Démocratique Révolutionnaire