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NON AU NOUVEAU MARCHE DE DUPES !

Le Parti Communiste du Togo 31/07/1999

Après des mois de tractations au sommet sous l'égide de leurs maîtres impérialistes, le pouvoir autocratique et les faux amis du Peuple viennent de nous concocter, le 29 juillet, un nouvel accord. Cet accord prévoit notamment l'adoption d'un statut des anciens Chefs d'Etat et anciens dirigeants politiques, d'un statut de l'opposition, la création d'une commission électorale nationale indépendante (CENI) la mise en place d'une armée «authentiquement républicaine». Et dans la foulée, Eyadéma promet de nouvelles élections législatives l'année prochaine et jure qu'il ne sera pas candidat à la fin de don mandat en 2003. Les divers protagonistes, signataires de cet accord, toutes fractions confondues, se réjouissent. Même si certains font semblant d'émettre quelques réserves ici ou là, ils nous assurent tous que cette fois la page va être tournée, que les conditions sont réunies pour une «véritable transition démocratique».

Mais il n'y a pas lieu de se réjouir. En effet, ce nouvel accord ne signifie pas seulement la légitimation officielle du hold up électoral du 21 juin 1998; confirme l'impunité d'Eyadéma et de sa clique qui sous le couvert du statut des anciens chefs d'Etat, seront absous pour de bon de tous les crimes perpétrés contre le Peuple Plus de trente années de massacres, d'assassinats monstrueux, d'arrestations et de détentions arbitraires, plus de trente années de vols, de pillage, de détournements, sont ainsi passés pour pertes et profits !

Cet accord n'a rien à voir avec un quelconque processus démocratique. Comme ceux conclus auparavant et dont les résultats ne sont que trop connus, il a surtout pour but de prolonger la survie de la clique Eyadema, ce pour le plus grand intérêt de l'impérialisme français, le véritable maître d'oeuvre de ces tractations. En effet, pour l'impérialisme français, le clan Eyadema n'est pas seulement un simple valet; il demeure un atout important notamment dans la définition de sa nouvelle stratégie militaire en Afrique en général et dans la sous région en particulier.

Cette nouvelle stratégie qui, sous le nom de RECAM (Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix), consiste pour la France impérialiste, de plus en plus consciente de l'hostilité grandissantes des masses populaires africaines à son égard, à masquer désormais ses interventions militaires sous le couvert des armées néocoloniales africaines et de l'action humanitaire. On sait que c'est Eyadema qui en particulier fut chargé de la question des forces africaines d'intervention.

C'est pour toutes ces raisons, qu'il n'est pas question pour la France impérialiste de lâcher Eyadéma et sa bande. Voilà pourquoi elle n'a cessé d'entretenir ces tractations, qui ne visent qu'à amuser la galerie, à servir de diversion pour capter l'attention et l'intérêt des masses, et pour les détourner de la lutte. A qui veut-on faire croire par exemple, que la mise en place d'une CENI représente quelque chose de sérieux pour la démocratie, quand on sait comment un organisme de ce genre fut déjà utilisé dans le hold-up électoral du 21 juin 1998 ?

Par leur participation à ces tractations, les faux amis du Peuple, les dirigeants de l'«opposition démocratique », continuent de jouer le rôle que l'impérialisme leur a imparti: celui de sapeurs pompiers, chargés d'éteindre les feux de la lutte, de persuader les masses de faire preuve de patience. La presse internationale a d'ailleurs fait état d'un voyage éclair d'Agboyibo et d'Ayéva à Paris avant l'ouverture des dernières négociations. Certainement pour recevoir argent et instructions. Nul doute que les déclaration sur les prochaines élections législatives et sur le retrait d'Eyadéma à la fin de son mandat, ont été faites à l'intention de ces faux démocrates, afin qu'ils s'en servent pour tenter de calmer l'impatience légitime du Peuple.

Le Parti Communiste du Togo n'a jamais cessé de dénoncer cette vérité aveuglante: ce ne sont pas les institutions qui créent la démocratie, mais la démocratie victorieuse qui se dote d'institutions démocratiques. C'est pourquoi il dénonce cet accord qui n'est qu'un nouveau marché de dupes. Il appelle le Peuple à continuer sa mobilisation et son organisation en vue de l'insurrection générale, à l'instar des glorieuses journées d'octobre-novembre 1990 et qui, en détruisant l'autocratie de fond en combles, est seule à même d'instaurer la démocratie véritable !

A bas l'autocratie !

A bas le couple Eyadéma-France !

Vive la lutte populaire !

 


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