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Le Peuple n’a d’autre solution que de lutter pour abattre l’autocratie moyenâgeuse.

Lomé, le 31 janvier 2003

Une nouvelle épisode de la politique de conciliation que mènent depuis douze ans les faux amis du Peuple de l’opposition, vient de connaître une triste fin. Cette nouvelle épisode avait été initiée par l’accord cadre de juillet 1999, qui était censée aboutir, avec la mise en place d’un Comité Paritaire de Suivi (CPS) et d’une Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), à l’instauration de la démocratie dans une atmosphère de réconciliation générale. C’est ce que prétendaient nos semeurs d’illusions qui parlaient de tourner la page et qui osaient -comble d’irresponsabilité -évoquer, pour montrer que la page allait effectivement tourner, la promesse de l’autocrate de ne pas briguer un troisième mandat et d’organiser des élections législatives anticipées, et la caution de Jacques Chirac, le chef de file de l’impérialisme français . Des démocrates courageux, des compatriotes simplement lucides qui appelaient à la vigilance étaient, comme d’habitude, accusés de vouloir diviser l’opposition. Comme si elle n’était pas elle-même divisée, cette opposition, simple ramassis de clubs électoraux avec leur tête des dirigeants d’abord rivaux entre eux (ce qu’illustre fort bien notamment l’ouvrage de Agboyibo «Combat pour un Togo Démocratique» paru en 1999 précisément), mus par leurs intérêts individuels de classe .

Une fois de plus, comme cela se répète depuis douze (12) ans, cette politique de conciliation a seulement laissé à Eyadéma et à sa clique le temps nécessaire pour renforcer et assurer la pérennité du pouvoir autocratique, en abattant une répression féroce sur les citoyens, et par le biais de manipulations et de pratiques crapuleuses, dont la mascarade électorale du 27 octobre dernier. Maintenant que ces faux amis du Peuple ont fourni à Eyadema la couverture légale d’un nouveau putsch, les voilà qui, comme ils le font à chaque fois, crient au scandale, se répandent en lamentations et en protestations, appellent «à la mobilisation et à l’organisation» et qui parlent d’en «finir avec le Parti-Etat RPT». Mais il n’y a là rien de nouveau, rien de ce qu’on ne pouvait prévoir, rien de ce qu’on n’ait déjà entendu, et leurs cris d’indignation et de protestation actuelles n’ont d’autre but que de masquer une fois de plus la déconfiture totale de la politique de dialogue avec l’autocratie et l’impasse dans laquelle les a entraînés leur aplatissement continu devant la calamité nationale et l’impérialisme français. Même la dernière déclaration de Gilchrist Olympio, l’un des chefs de l’opposition dite radicale, affirmant qu’il est certain de battre Eyadéma en 2003, ne nous surprend pas. Le scénario est déjà prêt pour un nouveau marché de dupes.

C’est à cette politique néfaste que se livrent depuis plus de douze (12) ans ces faux amis du Peuple sous leurs diverses appellations CAR, CDPA, CDPA-BT, UTD/CPP, UDS, PSP, OTTD/PTT, UFC, COD/FOD, CFD et autres. De la CNS à Colmar, de Ouagadougou à l’Accord cadre de 1999, cette politique n’a pas changé, avec des résultats toujours catastrophiques pour le Peuple et pour la démocratie. Le Parti Communiste du Togo ne s’est jamais laissé entraîner dans ce bourbier de l’opportunisme où continuent de patauger ces faux amis du Peuple, sous leurs diverses appellations. Il les a toujours stigmatisés, dénoncés avant même qu’ils se constituent en partis. C’est dès le 13 octobre 1990 qu’il les dénonçait et les stigmatisait dans un tract dont le titre résumait l’essentiel à leur sujet. Ce tract était, en effet, intitulé: «la jeunesse et les travailleurs dans la rue luttent pour la chute du régime. Eux ils continuent leurs tractations sordides».

En effet, notre Parti a compris très tôt qu’ils ne sont pas porteurs d’une alternative démocratique réelle, que leur objectif, ce n’est pas la liberté et la démocratie auxquelles aspire légitimement le Peuple opprimé, même s’ils ont ce mot à la bouche, mais qu’ils visent seulement un simple aménagement du régime, qui leur permette d’accéder au pouvoir néo-colonial, à ses privilèges et à ses prébendes. C’est dans cette perspective que ces faux amis du Peuple font croire que la démocratie peut résulter de discussions de salon, et ce faisant, non seulement ils sèment de dangereuses illusions, mais ils exposent le Peuple désarmé et sans défense face à l’autocratie, ses milices et ses hommes de main. C’est en ce sens qu’ils sont de véritables ennemis du Peuple et contre les intérêts de ce dernier.

Le Parti Communiste du Togo n’a jamais caché la vérité au Peuple. Et cette vérité, que la réalité de la vie confirme tous les jours, et qui demeure plus actuelle que jamais, c’est qu’il est impossible d’instaurer la véritable démocratie au sein d’un régime néo-colonial, en harmonie et en accord avec un pouvoir autocratique et anti-populaire. La véritable démocratie, la démocratie pour le Peuple ne peut s’établir qu’après la destruction préalable de fond en comble du pouvoir autocratique, et sur les ruines de celui-ci. Cette démocratie ne saurait donc sortir des urnes électorales, ni de conférences, ni de tables rondes. Elle ne peut surgir que de l’insurrection populaire.

Cette insurrection populaire, les glorieuses journées d’octobre-novembre 1990 nous en ont donné un avant-goût. En effet, quelques journées de soulèvement nous avaient alors fait plus gagner en libertés que 52 jours de «conférence nationale souveraine» et douze (12) ans de tractations et de négociations. C’est par l’insurrection que les masses en révolte, mobilisées et organisées, prendront d’assaut ce pouvoir oppresseur, et réduiront en cendre son appareil d’Etat. C’est lorsque l’autocratie sera à terre, que le Peuple pourra tenir, si besoin est, une conférence réellement nationale, et réellement souveraine, organiser des élections réellement libres et transparentes, et qu’il mettra en place de véritables institutions démocratiques.

La préparation de l’insurrection populaire est donc la seule priorité qui compte à l’heure actuelle. C’est à cette noble tâche que doivent s’atteler les communistes et les démocrates, et c’est ce à quoi consacrent leurs forces. Sous la direction du Parti, non seulement ils continuent à organiser et à mobiliser les masses contre le pouvoir Eyadéma et sa bande, mais ils poursuivent inlassablement leur travail de clarification contre l’influence néfaste de tous ces faux amis du Peuple qui, pour leurs intérêts de classe, ne cessent de tromper les masses sur la possibilité d’un passage pacifique de la dictature autocratique la plus barbare à la démocratie, ceux-là qui parlent aussi de mobilisation aujourd’hui, mais seulement en vue de négocier de nouveau pour obtenir quelques concessions du pouvoir. Ils constituent un obstacle que la lutte émancipatrice devra nécessairement balayer.

Le Parti Communiste du Togo appelle la classe ouvrière et le Peuple travailleur à se démarquer de ces faux amis; à poursuivre son organisation et sa mobilisation pour la défense de ses intérêts légitimes, à s’engager résolument avec lui dans la lutte pour la Révolution national-démocratique anti-impérialiste (RNDAI), qui seule peut lui permettre de mettre fin à l’oppression et à la misère qu’il subit actuellement. C’est dans son union, son organisation et sa mobilisation autour du Parti Communiste, que réside la certitude de sa victoire.A bas l’autocrate et sa bande, véritable calamité nationale !

A bas les faux amis du Peuple !
Vive la lutte révolutionnaire populaire !
Unis, Mobilisés et Organisés nous Vaincrons !

Lomé, le 31 janvier 2003

Le Parti Communiste du Togo
E-mail : revolution.pct@caramail.com


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