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Un feuilleton sans fin au Togo* (1)

La France toujours en quête d’un remplaçant de Eyadema: un casse-tête

Lomé, le 3 juin 2003

Ce n’est plus un secret pour personne qu’Eyadéma ce sanguinaire criminel dictateur est honni, abhorré, vomi, par tous les Peuples à commencer par les Togolais. Ayant par ailleurs, avec son maître français, refusé le partage du pouvoir avec les autres clans pro-USA et fractions et éléments pro-impérialistes locaux, à savoir le passage de la gestion actuellement autocratique à celle oligarchique, Eyadema est malmené par ces derniers; ses frères de classe concurrents, rivaux. Eyadema rejeté, vomi par le Peuple de plus en plus révolté, insurgé, est aussi torpillé par les valets locaux non-au-pouvoir. Il est jugé peu fréquentable par la «Communauté Internationale» mettant ainsi en mal la France, avec lequel il forme, dans notre pays le diabolique couple France-Eyadéma, notre calamité nationale. L’impérialisme français se voit contraint et forcé de changer ce cheval afin d’espérer conserver sa place et ses intérêts au Togo.

Mais voilà, ses cour et basse-cour ne renferment que des éléments aussi bien décrépis, incapables que méprisés de plus en plus fortement, à juste titre, par notre Peuple alors que les pressions adverses et du monde entier et la rudesse des concurrences inter-impérialistes s’accentuent. Après avoir poussé à ébullition ces contradictions, principale et secondaires, le Mouvement Insurrectionnel Populaire (MIP) d’octobre-novembre 90 est en stand by. Il faut vite court-circuiter ce dernier, leur véritable danger et menace à tous. Le temps presse. Fébrilement la France et ses valets locaux multiplient les complots et coups bas contre notre Peuple. Tout en maintenant de façon hégémonique entre ses mains, ce depuis les années 1950, l’appareil d’Etat en général, et la machine de fraudes, la France tente de conduire et d’y embourber dans ce marché de dupes, ce piège à cons, que constituent les élections (bourgeoises) bidons, dans de telles situations où elle ne peut que gagner. La France doit, par ailleurs, aussi jauger de la capacité de chaque élément de sa basse-cour à pouvoir être à la tête et gérer l’appareil néo-colonial togolais à son profit.

C’est ainsi qu’en 1993-1994 lorsqu’ils organisent des mascarades d’élections présidentielle et législative que la France et sa basse-cour, sans coup férir, conservent le statu quo et Eyadéma sa place à la tête de l’Etat tandis que, contrairement à leurs us et coutumes, à leur pratique classique, c’est Edem Kodjo, largement devancé par Agboyibo (aux élections législatives), qui est décrété et promu Premier Ministre au grand dam de ce dernier. Edem Kodjo ne fit point long feu à ce poste: mais il eu le temps de réclamer ouvertement et publiquement pour que Eyadema fasse encore deux autres mandats supplémentaires. Sacré Kodjo ! ! incapable et décrépis. La valetaille locale continua ses conciliabules leurs recherches d’une entente pour une gestion oligarchique de l’Etat néo-colonial. Ce sont les fameuses «tables-rondes» aidés en cela par des délégués de l’Union-Européenne (UE). Un semblant de compromis les conduit de nouveau aux élections toujours bidons de juin 1998.

En hors-la-loi, la clique autocratique Eyadema, sans foi ni loi, les confisque toutes par la force : toujours son refus de partage du pouvoir encore moins de le céder au clan rival. Murmures, ronchonnements, fanfaronnades, tantarinade des mécontents et de l’autre, pour calmer la grogne de ceux-là qui réclament son départ après ce nouveau hold-up électoral, Eyadema jure solennellement, publiquement, la main sur le cœur, qu’il ne briguerait plus un nouveau mandat en 2003 et qu’il ne toucherait point à une virgule de la constitution et du code électoral. Le général a donné sa «parole de militaire» ! ! Et tout se calme. Et les sempiternelles négociations «tables rondes» reprennent de plus bel pour donner les fameuses «Accord Cadre» «Comité Paritaire de Suivi (CPS) et Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI)». Et à l’instar de la sinistre Conférence dite Nationale dite Souveraine (CNS) se multiplient les coups bas complots sous les formes diverses et variées mais toujours contre notre pays et notre Peuple, son mouvement démocratique révolutionnaire et surtout insurrectionnel «Jamais plus de 5 octobre 90 au Togo ! ! ! » clament-ils en chœur à toute occasion.

Toujours sur la braise la France impérialiste se décarcasse, ne manque aucune occasion pour en élaborer maîtrisant parfaitement les rouages du Radio-trottoir et les ficelles des médias à fric et la presse aux ordres avec leurs animateurs appointés par lesquels elle intoxique et manipule l’opinion publique; elle les y déverse et les teste tour à tour. Elle cherche fébrilement à blanchir ses soutiens et suppôts valets locaux, des hommes abjects, corrompus, décrépis, incapables, de plus en plus décriés, méprisés, vomis par les masses régulièrement conscientes, s’éveillant et refusant de plus en plus que la France leur impose à nouveau ces incapables, impuissants dont elles connaissent déjà la nature veule les seuls qui constituent la cour et basse-cour françaises dans notre pays.

Ainsi après l’échec du premier parmi eux Edem Kodjo, remis en selle comme premier ministre en 1994, ce fut le tour d’Agboyibo. Avec ce dernier la France voulut nous fabriquer un petit MANDELA togolais. Elle le fit mettre précipitamment et bruyamment en «prison», au travers d’un autre de ses valets locaux lige Agbéyomé sous un prétexte rocambolesque que confus, à l’image de cet homme brouillon pur produit de l’impérialisme français qu’est Agboyibo ayant fait ses preuves de loyaux services à la France, notamment à la tête de la CNDH aux côtés et sous la direction de son frère de classe et ami, le despote sanguinaire Eyadema avec lequel il sert le coude toujours en douce. Relation amicale que le tyran ne cesse de reconnaître ouvertement, publiquement au grand dam de notre matamore qui prétend, sans sourciller, «avoir amené la démocratie au Togo» ! ! ! Vaste blague non ! Aussi bonimenteur que son mentor généralissime !

Pourquoi l’avoir mis précipitamment et bruyamment en prison ?

Afin de l’en sortir quelque temps après et le présenter frauduleusement évidemment comme «le grand défenseur de la démocratie, victime expiatoire de son héroïque, homérique, mémorable combat épique (bref, comme aime à le faire et en est passé maître en la matière) pour la Démocratie au Togo» pour le propulser crapuleusement ensuite à la tête du pays à la place de Eyadema qui lui pourra se dégager habilement pour se placer avec sa criminelle milice, les FAT, derrière ce nouveau chef d’Etat évidemment royalement «élu» «démocratiquement en toute liberté et transparante sous la supervision» de nos fameux «observateurs–facilitateurs internationaux». Et le tour sera joué, le Peuple floué, l’abomibable criminel Eyadema bénéficira d’amnistie à vie et forme un autre abominable couple avec Agboyibo. La France conserve sa place et ses intérêts au Togo au grand dam du recurent clan rival à savoir Gilchrist Olympio et son maître USA. Mais voilà, piteusement cette opération: Agboyibo «petit Mandela togolais» échoua très tôt. Notre Peuple, particulièrement sa fraction consciente veillait aux grains. Agboyibo rentra précipitamment chez-lui, comme il était rentré en prison, sans demander son reste, tout confus pour amuser ses nombreux harems. C’est le bide, qu’à cela ne tienne.

Par sa transhumance, voilà notre bélier noir assis entre deux chaises

S’étant rendu compte que la bergerie de la France au Togo contient, sur la liste des irréductibles prétendants au poste de la présidence de la république, d’autres éléments ayant beaucoup plus de chance de passer avant lui, que donc la concurrence est rude et à lui défavorable, en grand opportuniste et en désespoir de cause notre bonimenteur à sauté par–dessus cet enclos français pour aller implorer, quémander auprès de l’Allemagne, un autre maître, une place de valet local leader de ce dernier. Or l’Allemagne et la France forment la tandem socle de l’UE pour laquelle le slogan majeur est « Tout pourvu que le Togo n’aille point outre-atlantique ! ! ». Socle que les suppliques manœuvrières de notre bélier noir ne peuvent briser. Connaissant la nature versatile, l’opportunisme débridé de sa démarche insolite, l’Allemagne accueille notre Agboyibo sans grande enthousiasme timidement, avec méfiance à son égard (selon même les dires de certains diplômates de ce pays) car le bélier noir aux dires de ses proches, reste sournoisement le poulain de l’abominable couple France-Eyadéma. « Il pense se servir de l’Allemagne pour arriver au pouvoir » Voilà notre Agboyibo assis entre deux chaises au lieu de son traditionnel mystique «fauteuil volant».

De son mythologique fauteuil volant tel un fakir, pardon un grand marabout, Agboyibo

A un moment donné, en absence au pays de son sérieux rival frère de classe, G. Olympio, empêché, voulant faire l’intéressant notre très intéressé bonimenteur Agboyibo, s’auto –proclame, sans l’avis préalable de l’intéressé et s’affiche publiquement démagogiquement le plus proche, l’avocat défenseur et le remplaçant de celui-là tout ceci afin de s’attirer la sympathie des partisans de ce dernier évidemment furieux et en colère de cette escroquerie crapuleuse. L’incapable et dégoûtant, bélier noir veut aller gouter à tous les râteliers de l’impérialisme. En fait , se faisant, il était en mission au profit de la France et de l’UE… Mais les masses conscientes ne se laissent point prendre à son jeu polichon, dégoûtant tendant à les diviser les manipuler, les instrumentaliser dans leur minable guéguerre pour la conquête de la tête du pays les éloigner de leur propre voie. Sans plus attendre, car la période des prochaines élections approche, une autre opération est sur les rails encore plus rocambolesque que la précédente.

C’est la fameuse tonitruante affaire Dahuku Péré – Agbéyomé – Bithénéwoé,

une autre machination d’une amplitude supérieure dans l’abomination anti-Peuple. Après ce lamentable plouf de cette autre minable opération «Agboyibo petit Mandela togolais» complot déjoué par la vigilance des masses. Poussée par le temps, la France, toujours en quête d’un remplaçant à Eyadéma à la tête du Togo, son récurent et obsessionnel casse-tête, nous sort rapidement un autre projet tout prêt, gros piège à notre Peuple suivant toujours l’exemple du chemin de la douteuse chute «en douceur» de l’horrible et odieux apartheid de l’Afrique du Sud, par l’intermédiaire du tout puissant chef Béninois du Vatican et de l’OPUS–DEI Rome est contacté, sollicité, à venir «aider les Togolais à résoudre en douceur en évitant la haine, la violence, les affrontements fratricides, la guerre, le problème de l’alternance, de la succession de l’actuel chef d’Etat … par voie de négociation, en préservant la paix civile.» Puis suivirent plusieurs rencontres de travail, de discussion entre particulièrement deux délégués de l’Elysée à savoir deux spécialistes du fameux réseau Foccart-ELF (des agents de Chirac) plus Dahuku Péré, plus Agbéyomé Kodjo plus Barqué (représentant Eyadema toujours méfiant). Le tout sous le contrôle d’un Français des «services spéciaux». français le sieur Scellerin actuel «conseiller spécial» particulier de Eyadema à Lomé II.

A cette équipe s’est jointe celle du Vatican forte de 4 prélats tous des spécialistes en la matière et dits «connaissant bien la situation togolaise et la souffrance des populations pour l’avoir toujours suivie» régulièrement mandatés par le tout puissant Révérend GANTI d’OPUS DEI qui personnellement donna la ligne directrice à suivre et assure « suivre de près cette affaire à laquelle il est très sensible».

Et cette commission se mit au travail, en conclave, et après 2 jours de délibération, toujours secrète, elle mit au point :

  • La stratégie et les tactiques de cette opération machiavélique contre notre Peuple et son MIP.
  • Le scénario virtuel est écrit ;
  • La mise en scène concoctée ;
  • La logistique arrêtée

Les deux acteurs principaux tout désignés avec chacun sa partition:

1) DAHUKU PERE : membre influent et actif du Bureau Politique du Parti-Etat-RPT, ancien président de l’Assemblée Nationale, militant de première heure bien proche et écouté par le tyran Eyadema, principal pourvoyeur d’éléments (essentiellement les gens de sa famille de son ethnie Kabye, de sa région= ses proches) surtout après le MIP 90 et la vague de désertions et de massacres de beaucoup d’éléments des sinistres FAT, Ancien séminariste, curé défroqué catholique.

2) AGBEYOME KODJO : ancien ministre de l’Intérieur, ancien Directeur du Port Autonome de Lomé, ancien ministre et surtout militant actif et inconditionnel fanatique du Parti-Etat-RPT et de l’affreux couple France-Eyadema au point que le dictateur Eyadema en a fait son « fils spirituel » et lui a même offert une de ses filles en mariage, en seconde épouse. Fidèles des fidèles Péré et Agboyomé sont et restent les attachés à l’affreux couple France-Eyadema au point qu’en pleine tourmente lors du mouvement insurrectionnel populaire (MIP 90) au moment où beaucoup de régimistes tentaient de fuir et fuyaient le tyran sanguinaire Eyadéma menacé, ils figuraient parmi les rares notamment durant la fameuse CNS, à rester à la barre pour défendre le pouvoir (Eyadéma, le RPT et les FAT) pourri, vermoulu décrié, vomi par les masses: eux y ont toujours cru et y croient toujours. C’est la même foi et la même mission qui les animent présentement.

Bref, parmi les autres acteurs de second rôle du scénario il faut citer:

Les autres membres du Parti- Etat-RPT surtout la cour et la basse-cour de France-Eyadéma sollicités Edem Kodjo, Gnininvi, Ayéva … pour tel ou tel rôle ou tâche.

Les sinistres et barbares FAT et autres forces de répression particulièrement les officiers qui ont surtout quelque chose à se reprocher et voulant sauver aussi leurs têtes de tortionnaires, de bourreaux, d’assassins des masses non armées, de gangsters , de pilleurs du pays.

La hiérarchie cléricale catholique Vaticane (depuis Rome) et du Togo avec leur Révérend archevêque Kpodzro et les curés mobilisés et instrumentalisés ici et là avec leurs lettres pastorales et sermons démagogiquement anti-Eyadéma: hiérarchie activement soutenue par les faux amis du Peuple (FAP) tels que Edem Kodjo et Zeus Ajavon avec leur Cercle Jeunesse et Paix de l’Eglise Franciscaine d’Ahanoukopé.

Les FAP sauf évidemment le traditionnel rival Gilchrist Olympio-USA contre lequel est montée, entre autre, cette vaste opération anti-Peuple.

Parmi la logistique à la disposition de cette manœuvre, il y a les médias (écrits plus audio-visuels plus Radio-Trottoir avec les Renseignements Généraux togolais de NOUKAFOU dits de Services de Contre Espionnage togolais pour intoxiquer l’opinion) et leurs animateurs aux ordres et appointés avec cette fois-ci particulièrement l’activisme débridé de Radio-Maria /Radio-Vatican sans oublier l’omnipotente RFI toujours au service de la France.

L’activisme de certaines ONG dites des acteurs de la société civile, spécialisées particulièrement dans la manipulation de l’opinion, ONG animées et soutenues par les FAP et autres membres du pouvoir en place.

Le soutien actif des pouvoirs de France, du Vatican du tout puissant GANTI, du Bénin de Kérékou, de Burkina-Faso de Compaoré et du Ghana du Kufo, tous sur pied de guerre aux côtés de leur homologue France-Eyadéma présentement sur la braise.

Ne négligeons pas les actions de quelques jeunes affamés, réduits à la mendicité à l’indigence par la politique meurtrière de France-Eyadéma, jeunes essentiellement de tristes dilinquants que l’ordre en place utilise cyniquement à des fins anti-Peuple et apatrides, et dans leur guéguerre, ici intégrés dans ce complot.Le décor ainsi planté voyons maintenant comment se déroule. ( à suivre)


Lomé, le 3 juin 2003
Le Parti Communiste du Togo (PCT)

Extrait du journal “REVOLUTION” N°184,
Organe Central du P.C.T


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