| |
|||||
Appel du congrès extraordinaire du PCT
L'insurrection
généralisée armée, il n'y a plus que ça
!
Ce sont toujours les masses travailleuses et les jeunes qui paient les pots cassés de la politique coloniale puis néo-coloniale de la France et de ses alliés locaux dans notre pays. Hier comme aujourd'hui c'est la faim, la misère, l'absence de liberté, l'oppression, l'impossibilité quasi totale pour eux de faire des projets d'avenir pour soi ou pour les enfants. De génération en génération ils sont sans avenir dans leur propre pays et même à l'étranger. "Ça ne peut plus continuer ainsi" se sont écriés les jeunes en descendant spontanément massivement dans la rue en Octobre 90, les mains nues pour en découdre avec le pouvoir dictatorial sanguinaire en place. A ces jeunes révoltés se sont joints les dockers, les fonctionnaires, les diplômés sans emploi, les taxis et autres conducteurs du transport en commun, les petits et moyens artisans et commerçants même une bonne partie des Nanas-Benz et l'immense majorité des Peuples du Togo. Aux cris de "ça suffit ! ça suffit ! Eyadema démission" ! "Vive Ekpémog !" avec des pierres ils mettent en déroute le formidable appareil autocratique d'oppression barbare moyenâgeuse de France-Eyadéma, particulièrement la sinistre armée-milice, les FAT. Ca suffit ! ça ne peut plus continuer comme ça ! Déboussolé, effrayé et paniqué l'impérialisme singulièrement français ameute tous ses alliés et agents locaux pour les dresser en digne à cet déferlant MIP qui risque d'emporter et l'autocratie barbare et l'ordre néo-colonial en place. Depuis lors, autour de son kit la CNS alias "CNFV" pour une alliance impérialiste, ensemble avec les FAP, le gouverneur-ambassadeur Delaye a essayé toutes les ficelles de "union et réconciliation.. de grand pardon". Ils ont tout essayé. On a vu leurs multitudes et multiples de conciliabules puantes nauséabondes de dialogue, en fait de duperies à travers le monde. Bilan le même France-Eyadéma est toujours là: nous voilà retournés aux pires nuits noires de l'autocratie barbare du Parti-Etat-RPT avec les sinistres FAT assassins d'avant le 5 Octobre 90. Nous ne sommes toujours pas sortis de ce sombre tunnel comme promis. Même ceux qui avaient accepté de "faire des sacrifices" croyant ainsi sauver leur future, en sont revenus. Les dégâts matériels, moraux , psychiques, physiques continuent de s'aggraver, d'empirer, de plus en plus insupportables par les masses et le pays. Présentement, la France et la clique Eyadema peuvent se permettre de ne plus rien permettre. Tant l'échec des divers plans, propositions et accords entre les 2 clans de la GBR est clair pour tous. Après avoir trompé le Peuple Insurgé, dévoyé ses luttes, trahi ses revendications et exigences, monnayés la cause contre leur place autour de la table de bouffe, beaucoup de ces fameux leaders de l'opposition, pour avoir été bastonnés, échappé soit à des guêt-à-pens, des embuscades soit aux kidnappings, aux hold-up, aux attaques de leurs biens et/ou de leur personne par Eyadema et ses FAT, en sont revenus de leur proposition pour une alliance, pour un régime oligarchique. Les voilà de nouveau contrains à l'exil. Espoir déçu (même s'ils continuent, sans trop y croire, de parler de nouvelles tables-ronde de négociations, d'élections de 1998 vers lesquelles ils tendent de détourner l'attention du Peuple Insurgé pour l'éloigner de la Guerre Civile Révolutionnaire) mémoires de martyrs du Peuple Insurgé avilies, personne ne peut contester valablement la légitimité du droit (et même du devoir) de notre Peuple à la lutte armée. Même si les avatars du pacifisme bêlant tentent vainement de se servir de la thèse "la guerre civile va briser l'unité nationale, conduire à une guerre meurtrière, fratricide Nord-Sud, à un génocide..." "Voyez ce que la France a fait au Rwanda au Burundi et dans les grands Lacs. Comme un épouvantail pour intimider, freiner le Peuple Insurgé dans son élan émancipateur. Leur manœuvre ne trouve aucun échos au sein des masses. "L'insurrection armée, il n'y a plus que ça !" Voilà un sentiment largement répandu chez les masses en forme de bilan du MIP d'Octobre-Novembre 90. Puisque le couple France-Eyadéma ne veut point partir de lui-même, en douceur, du pouvoir il faut l'en chasser par la force des fusils. La France ne peut quitter le Togo que le couteau sur la gorge. Dans un premier temps la lutte armée pour chasser Eyadema du pouvoir et la France du Togo était un simple constat qu'il n'y a plus rien à faire dans la situation de blocage de la société Togolaise, Après l'épuisement infructueuse de toutes les solutions pacifistes et pacifiques. Puis elle est devenue un espoir après la Grève générale illimitée, la sortie massive des jeunes du pays à la quête d'une formation militaire à l'étranger. Face au blocage total de la société Togolaise, tous les Togolais, même ceux du camp ennemi du Peuple Insurgé, voire l'opinion internationale sont maintenant convaincus qu'il y a un autre choix que d'accepter le fameux compromis historique, la réconciliation avec Eyadema, la fatalité du maintien à la tête de l'Etat néo-colonial autocratique, le despote sanguinaire criminel Eyadema, la continuité de la dictature autocratique fascisante du couple France-Eyadéma. Celui de la démission Eyadema, celui de l'usage de la force armée pour déloger la clique moribonde de France-Eyadéma à la tête du pays, chasser la France du Togo, prendre en main notre avenir et ne plus subir la domination impérialiste d'où qu'elle vienne. Peu à peu, le scepticisme et l'impuissance, la perception floue, vague d'une telle perspective "en négatif" qui dominaient ont cédé la place à une conviction de plus en plus affirmée pour une idée devenue un projet, de jour en jour, clair, assimilé, à réaliser maintenant. "Il n'y a que cette GCR pour nous en sortir ... Eyadema et la France doivent partir, et immédiatement... alors passons à sa réalisation ... maintenant que, nous aussi, savons tirer ! "Ainsi peu à peu l'idée de chasser Eyadema du pouvoir et bouter la France hors du Togo a fait son chemin au sein des masses et s'est matérialisé en un projet concret particulièrement avec la naissance de la Garde Rouge, à réaliser. Et ces masses s'impatientent d'y aller, tant leurs convictions et espoirs sont devenus "solides comme un roc". La victoire, notre sortie de ce long cauchemar est au bout. Déjà l'espoir anime les masses populaires. Certes, ce n'est pas le choix de facilité que de prendre les armes sans une formation militaire solide, sans une expérience de guerre acquise, sans une maîtrise des lois et principes de la guerre, l'art militaire, confirmée, oui ce n'est pas chose facile garant du succès. Car Peuple non guerrier, sans tradition guerrière, pacifiste, de surcroît privé du droit pourtant légitime universel à une formation militaire dans un monde de loups. Mais comme nous apprenons à faire la révolution en la faisant, nous allons apprendre à faire la guerre en la faisant. Notre Peuple Insurgé fait face à l'un des régimes les plus barbares, sanguinaires, criminels fascisants du continent avec un despote Eyadema disposant de la mine des phosphates, et autre patrimoine national dont il use et abuse pour tisser des relations de soutien apatrides à travers le monde, particulièrement avec l'impérialisme français le plus rétrograde présentement, dont les préférences immuables restent, pour nos pays asservis, le Togo singulièrement, à un "régime fort" toujours plus disposé, sans état d'âme à l'application servile, résolue et entière des directives des desiderata du maître Français. Nous sommes face à une armée-milice (les FAT) mercenaire, crée, formée, encadrée, sur-équipée, contrôlée, dirigée de main ferme par la France. Mais cette lutte armée populaire, cette GCR, est une guerre du Peuple par l'ensemble du Peuple, comptant sur ses propres forces immenses, pour le Peuple, donc une guerre juste légitime-Guerre révolutionnaire dont l'issue heureuse, la victoire, est acquise au Peuple. Nous communistes, nous luttons pour que les travailleurs exploités, la jeunesse et le Peuple opprimés, étouffés dans toutes leurs revendications, exigences et aspirations détruisent l'ordre bureaucratique, arbitraire, barbare, apatride, et la bourgeoisie (son gouvernement, son parlement, sa police et son armée, bref son appareil de dictature sur le Peuple et de domination du pays), conquièrent et exercent par eux-mêmes un pouvoir sur toute la société. L'accouchement d'un tel pouvoir ne pourra se faire que par la violence révolutionnaire des masses populaires conduites par l'avant-garde organisée du Prolétariat, le PCT. Gagner, c'est de toute évidence possible en s'imposant par la force des armes à l'impérialisme, même le plus retors comme la France et à ses valets-alliés locaux de la grande-bourgeoisie réactionnaire. Partant d'évidences incontestables comme le rejet catégorique de la clique autocratique Eyadema et de la France impérialiste par les masses, la soif de ces dernières de la liberté, leur faim de la démocratie, leur rejet définitif du traditionnel corset pacifiste, leur option pour la violence révolutionnaire, la naissance de la Garde Rouge et l'actuelle mobilisation pour la création du Front Démocratique Révolutionnaire (FDR), on peut affirmer, sans le risque de se tromper, que la fin de l'abominable couple France-Eyadéma dans notre pays s'approche irrésistiblement. Que les Faux amis du Peuple et l'ennemi en tremblent de tout leur corps et gesticulent fébrilement autour de leur funeste projet de création d'une "force africaine d'intervention pour le règlement des conflits en Afrique" c'est une bonne chose qui ne peut que renforcer notre détermination à aller de l'avant dans notre Guerre Civile Révolutionnaire, qui effraie tant déjà l'ennemi. Oui cette voie révolutionnaire prometteuse d'un avenir émancipateur, heureux choisie par notre Peuple ayant à sa tête le PCT sème déjà la panique dans le camp des valets locaux de l'impérialisme au pouvoir en Afrique qui, depuis un certain temps, diffusent au sein de l'opinion l'idée que la seule voie d'accession au pouvoir ne peut être que le recours aux élections prétendument transparentes, pluralistes, démocratiques, libres. Mais il revient à notre Peuple, et à lui seul, de faire ou non la guerre et à nul autre fusse-t-il africain ou pas. Concentrons nos forces, rassemblons
nos énergies, poussons à l'extrême, l'héroïsme
au combat, l'esprit d'endurance et de sacrifice devant les privations,
pour assurer le succès complet de la campagne historique, d'une
importance exceptionnelle pour la situation militaire et politique de
notre pays. Alors, ouvriers, paysans, travailleurs, soldats,
étudiants, élèves, jeunes des villes et des campagnes,
Peuples du Togo, le congrès extraordinaire du PCT vous dit: Aux
armes, fils du Peuple togolais ! |
|||||